‹ Cahiers de doléances des bailliages des généralités de Metz et de Nancy pour les États généraux de 1789Chapitre 51 sur 204 · Cf. Maron, paragraphe · texte numérisé non relu

Cf. Maron, paragraphe

BAILLIAGE DE NANCY

soient anciennement la Comté de Chaligny, pour ce qui regarde la vente de leurs vin, il y ait un chemin fait depuis les Neuves Maisons jusqu’à Richarménil, pour faciliter à la Vôche O de venir plus aizément l’enlever; ce qui est à présent d’autant plus nécessaire que les grandes eaux des hivers derniers, et nottamment de celui-cy, ont rongé les pâquis communaux, intercepté totalement le chemin de communication qui étoit entre le village et la Mozelle, ce qui vas devenir en quelque sorte une espèce de calamité pour les villages de Maron, Chaligny, Pont S4 Vincent, Neuves Maisons, etc., etc., par la raison qu’ils ne font presque d’autres récolte qu’en vin, que, s’ils sont privés des chemins pour communiquer à la Vôche, ils sont perdus sans ressource; d’aillieurs le village de Messin se trouve à la veille d’être antraîné dans la Mozelle, si l’Etat ne vient à son secours, soit en ordonnant une jettée de pierre ou autrement, que depuis qu’ils se voyent menacé de cette calamité ils n’ont cessés de faire des remontrances à cette égard, qui n’ont eu aucune effet; cette Communauté étant sans ressource et très pauvres seroit menacé d’un boulversement total.

33° D’exposer que touttes les bannalités sont nuisibles au bien public; les villages qui y sont assujettis ne peuvent souvent moudre aussi tôt qu’ils le désireroient, sur ce que les moulins sont trop surchargés; il en est de même sur tout les bannalités.

34° D’exposer que le village de Messin est composé de près de soixante et dix feux, y compris les femmes veuves, qu’ils ne possèdent que cent vingt six arpens six ommées de bois, qui sont d’un très petit produit; ce ne sont que des rapailles assises dans des rochers, sur le penchant d’une cotte fort rapide; et que contrairement à l’article 10 du titre 3 du règlement des Eaux et Forêts de 1707 qui déffend aux officiers d’établir aucun quart de réserve dans les Communautés qu’ils ne possèdent que deux cents arpend de bois, et au dessous, cependant il en ont établit un à la Communauté de Messein, de trente un arpents et demi, lequel est compris, dans lesdit cent vingt six arpents, six ommées, ce qui fait que l’on a

Page 1