ORIVAL
Réuni à Saint-Hellier n 1813. Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Dieppe ; canton : Bellencombre. Sur la Varenne, à 26 k. S. de Dieppe.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. : 1738 : 21 f. ; en 1748 : 20 1'., 63 hab. ; en 1789 : 36 f., 90 hab.
Patron : le seigneur.
Procès-verbal (1)
Assemblée vendredi 6 mars, devant nous, [P. Lamotte, syndic] ; 8 comparants : L. Maillard, P. Caron, H. Guédon, Nie. Delahaye, J. -B. Delamare, Franc. Journois, Franç. Cahon, P. Lamotte, syndic. Huit signatures, mais 5 tout à fait informes.
Députés : L. Maillard, P. Lamotte.
Snppliment1 remontrance , doléance , plainte de la paroisse
d’ Drivai , élection d' Arques.
1° La paroisse d’Orivaî contenant 36 feux, viron 90 habitants, sur lequel nombre, il y en a, au nombre de 24, qui mendient leur vie dans les paroisses voisines, sans compter les malades (2).
2° Lesdits habitants ont la valeur de 40 acres de terre à cultiver, voisine de la forêt du roi, abîmée par le lapin et autres bêtes sauvages, qui met lesdits habitants hors d’état de les cultiver, viron 14 acres de prairie qui sont ravagées par les eaux presque tous les ans (3).
3° Ladite paroisse pour la taille, accessoires, capitation et
(1) Le cahier et le procès-verbal sont sur la même pièce, qui est du reste en double. Le cahier très court est l’œuvre de paysans illettrés. Le style est tout à fait incorrect.
(2) La paroisse, située sur la Varenne, et bornée, à l’est, par la forêt d’Eawy, était réellement très pauvre : elle se composait surtout de tisserands, de journaliers et de quelques très petits cultivateurs. Il n’y avait qu’une ferme, tenue par Maillard, un des députés : elle comprenait 24 acres de labour, 4 acres de prairie, six acres d’herbage. Le syndic Lamotte faisait valoir 7 acres de labour, 3 acres de prairie et la dîme des foins. (Rôle de la taille en 1789. Arch. S.-Inf., C. 1.863).
(3) Ces chiffres sont exacts. L’acre d’ Arques, qui était en usage dans tout le bailliage, vaut un peu plus de 68 ares ; les 40 acres de terre labourable font donc environ 28 hectares ; les 14 acres de prairie font 9 hectares et demi. En 1751, le contrôleur des vingtièmes appréciait ainsi la valeur du terrain de cette paroisse : « les terres de labour sont en hauteur ; les bois taillis, en côtes et les marais et masures, en vallée... les masures, prés et bois taillis, sont d’assez bonne qualité ; mais les terres labourables, par leur situation en fond caillouteux et en côtes, sont en plus grande partie médiocres et mauvaises ». (Id. C. 530, f. 375).
BAILLIAGE D’ARQUES
corvée, paie 722 livres, vu son petit nombre d’habitants qui sont bien pauvres (1).
4° Une déclaration, faite en 1774 par l’ancien syndic des biens de ladite paroisse, qui a fait augmenter les vingtièmes d’un tiers, sans en avoir prévenu lesdits habitants qui sont presque tous fieffataires.
Ce que nous certifions véritable, en foi de quoi nous avons signé ce jourd’hui, 6 de mars 1789: Delamare, P. Caron, Delahaye, Franç. Cahon, Journois, H. Guédon, L. Maillard, Lamotte, syndic.
OSMOY-SOUS-BURES (2)
Réuni à Saint-Valéry-sous-Bures en 1823. Dép. : Seine-Inf. ; arr. : Neufchâtel; canton : Londinières. Sur la Béthune, à 14 k. N. -O. de Neufchâtel, à 22 k. S.-E. de Dieppe.
Gén. : Rouen ; El. : Arques.
Pop. : 1738 : 49 f. ; 1789 : 42 f.
Patron : l’abbé de Fécamp ; seigneur : P. -J. de Trévet, écuyer, sieur d’Osmoy.
Procès-verbal
Assemblée 4 mars, en l’église paroissiale, devant And.-L. Pernet, avocat en Parlement (3) ; 11 comparants : P. Cartier, syndic, P. Malleville, maréchal, Jac. Drouet, maçon, Ant. du Crocq, laboureur, Jac. Vigner, laboureur, J. Auvray, Nie. Cartier, Nic.-Phil. Brison, tisserand, P. Prévôt, couvreur en chaume. Franç. Guedot, tisserand, Franç. Lefebvre. Ils ont tous signé le procès-verbal (4).
(1) En 1789, taille: 299 1. ; accessoires : 1701. ; capitation : 183 1. ; en tout avec les frais divers : 658 1. 10 s. ; la corvée se montant au quart du principal de la taille, le chiffre de 722 1. paraît un peu faible : il faut peut-être lire 732 1. — Le rôle de la taille comprend 41 lignes ou cotes de contribuables. Le plus fort imposé est L. Maillard ; ii paie 163 1. ; c’est la seule cote de plu^ de 100 l. ; le syndic paie 80 1. La plupart des cotes sont inférieures à 10 1. ; un certain nombre même, à 5 1. Un seul exempt : le curé. (Id. C. 1.863).
(2) Le nom de cette paroisse est souvent défiguré dans les documents, où il est écrit : Aumoy ou Aumay, d’après la prononciation locale, (C. f. la carte de l’élection d’Arques en 1772 et le tableau de la taille par sergenteries et élections, (Arch. S.-Inf., C. 251).
(3) Osinoy relevait de la haute justice de Bures ; mais ce n’est pas comme juge seigneurial, — ce juge était le bailli Delacoudre, — que Pernet a présidé l’assemblés d’Osmoy et celle de St-Vaiéry. Il était propriétaire à Osmoy, (12 acres en labour et un cheval, d’un revenu de 300 1.), et il y était imposé à la taille pour 112 !.
(4) Sur 1 1 comparants, l’assemblée comprend 5 cultivateurs : Ant. du Croq