‹ Cahiers de doléances du bailliage d'Arques (secondaire de Caudebec) pour les États généraux de 1789Chapitre 86 sur 157 · TOURVILLE -SUR-ARQUES · texte numérisé non relu

TOURVILLE -SUR-ARQUES

beaucoup de pauvres ménages, que le recouvrement des impositions se fait avec peine et perte et que la paroisse est surchargée d’impositions, vu les dites rentes et les petites demeures.

Que nous avons, à notre connaissance, de l’inégalité très grande dans l’imposition des vingtièmes, qu’il y a une ferme dans lad. paroisse qui peut valoir 2.000 1. de revenu et n’est imposée qu’au revenu de 530 1. (1).

Que nous sommes tourmentés par la gabelle, que ceux qui occupent quelque tenure sont chargés du sel des pauvres ménages, qui est en grand nombre, ce qui est très onéreux pour les principaux habitants, que, même les pauvres, il ne leur est pas permis d’aller chercher de l’eau salée dans leurs besoins (2).

Que le désir de la paroisse serait l’anéantissement de la gabelle et [qu’on] soit affranchi de l’inquisition du trop bu et des persécutions des commis.

Que les biens d’église et bénéficiers et de la noblesse et les gros seigneurs concourent avec le tiers état pour les impositions royales pour le bien de l’Etat.

Qu’il soit pourvu à l’extinction de la mendicité avec le revenu des moines et abbayes inutiles.

Que les translations de domiciles soient supprimées, étant une chose onéreuse et inutile (3).

Et qu’il sera enfin pourvu à la liberté et au bonheur du peuple qui ne méconnaîtra jamais cependant l’autorité de leur souverain et leur vassalité vis à vis leurs seigneurs.

Signé : Et. Lefort, L. Lefay, L. Rogé, J. -B. Fronchard, J -B. Godebv, L. Boulent, P. Lefay, P. Joly Fortin, Picart.

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