PRESBYTÈRES
2S). - Que la totalité des dîmes soit restituée à MM. les curés dans chaque paroisse, et qu au moyen de cette augmentation de revenu, ils se chargent seuls de la réparation et de la construction de leurs presbytères ;
30. - Que si une longue prescription ne permet pas de dépouiller les gros décimateurs de leur possession, il soit prélevé, chaque année, dans chaque paroisse, sur la portion des gros décimateurs, une somme qui sera mise en réserve et
(1) Sur la question des routes, chaussées et ponts, voir Arch. de la Marne, C, ÎX9, 1390 et 1j93 : Travaux sur la route de Dormans à Châlons (ai^ourd'hui route nationale n'* 3 de Paris a Metz) ; — et aussi la correspondance entre l'assemblée intermédiaire de Télection de Châlons et la communauté de Jalons reproduite sur son l*"* registre de délibérations (Arch, de la comm'** de Jalons^ lettres des 9 et 12 octobre 1788). La communauté avait été appelée également à supporter une partie des frais de reconstruction du pont de Tours* sur-Marne enlevé par la débâcle des glaces de l'hiver 1788-1789. Le bureau intermédiaire d'Épernay avait soutenu devant l'assemblée de la généralité que ce pont était utile non seulement aux habitants de Tours- sur-Marne, mais aussi à ceux « d'Ambonnay et de Bouzy qui tiraient tous leurs foins de la prairie de Tours-sur- Marne, et à ceux de Louvois, Tauxiéres, Athis, Jalons, Aulnay-sur- Marne, Plivot, qui se servaient de ce pont pour s'approvisionner de bols de chauffe et de tuiles, et même à ceux de Condé quand son bac était interrompu ». Ces considérations furent accueillies par les membres de l'assemblée provinciale qui invitèrent, le 26 Janvier 1789, la communauté de Jalons à participer à la dépense. Les habitants de Jalons chargèrent, le 2 février 1789, leur syndic Camiat de représenter < qu'ils ne retiraient aucune utilité du pont ancien, « qu'ils n'avaient aucune exploitation sur le terroir de Tours-sur-Marne, qu'ils < avalent une communication plus courte, plus facile et seule pratiquée avec « les villages situés de l'autre côté de la Marne, par les bacs d'Aulnay et de t Condé, beaucoup plus voisins d'eux que le pont de Tours -sur-Marne ; qu'ils « tiraient Journellement leur bois des ventes de la Brie et non de celles de « Louvois ; que, d'ailleurs, la communauté de Jalons, plus grevée qu'aucune « autre par les impositions, avait, dans ce moment-ci, à sa charge la construcn tion de son presbytère montant à 7,000 livres et plus, un pont â réparer sur « la rivière de leur prairie, et qu'elle était absolument hors d'état de suppor-
« ter aucune charge nouvelle » (Arch, de la comm^'' de Jàlonn.) — L'affaire
en était là au moment de la convocation des États généraux.
Du reste, les débordements de la Marne venaient aussi ravager le village de Jalons. Dans le courant de février 1784, trente-trois bâtiments furent inondés dont vingt-trois entièrement détruits et rasés par les eaux et la débâcle des glaces. {Arch, de la Marne, C, 945.)
destinée aux réparations et à ta construction de la maison
curiale (1).