JUVIGNY
ANALYSE DU PROCÈS-VERBAL. [U coraraunauté de Juvigny (1) était composée de 140 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié « par M. le vicaire » le 1er mars 1789. - Le 3, les habitants se
(1) Arch. de la Marne, ihid, (procès- verbal, doetitr b, pièce 195, Cahier, doêêier c, pièce 133 : 11 pages cotées et paraphées par Ddaconr; visa de Prieur).
Sources doc. acc. -- Arch. de la Marne, C, 616 : Administration de la communauté ; usages ; réparations et aménagements de la maison d'école ; compte des syndics ; répartition des tailles ; achat d'une pompe a incendie <i7S4). — 6\ 870 et 9^: Impositions. — C. t02Ji^ : Capitation. — C, 10^5 et l<m : Vingtièmes. — C, U95 : Revente et adjudication des terres et seigneurie de Juvigny. -- C, 1576 : Ponts. — C, 1590 : Corvées. - C, 17U : Atelier de charité. - C, 1773 : Procès avec la dame Baugier. — C, 1HÔ7 : Églises et cimetière. — C, 2606, 76S8 et 2919 : Réclamations à propos des prétentions du président de la Chambre des Comptes, Pierre-Nîcolas-Florimond Fraguier, seigneur du lieu, qui voulait envoyer à rassemblée municipale, en son lieu et place, un sieur Paulmier qu'il décorait du titre d'intendant de sa maison et qui n'était, en réalité, que son premier domestique (1788)..— C, 2969 : Ordonnance de l'intendant de 1756 défendant de conduire les troupeaux dans les prés. — D, /7 : États des biens et des prés possédés par le collège de Châlonssur le terroir de Juvigny ; inventaire des baux et titres. — £, 100^ : Usages ; arrêt rendu contre la communauté le 21 Juillet 1779. - G, 105, 146 et ISM : Biens de la cure. - G, 138, h57, i$0, 615 : Près et biens du Chapitre Saint-Etienne ; — G, 838 ei 853 : de la Congrégation ; — G, 999 : de la chapelle Saint-Nicolas ; — G, 1094 à 1096 : de la Collégiale ; - G, 1721, 1767, /769 et 1772 : des églises Saint-Alpin, Saint-Jean, Saint-Loup et Sainte- Marguerite, de Chàlons; — etc.
Arch, de la com/ii»*' de Juvigny : 2* registre de déli))érations de l'assemblée municipale du 14 septembre 1788 au 19 déc. 1789 cont* : à la date du 26 fév. la publication du 24 janv. 1789, de l'ordonnance du bailli d'épée de Châlons et l'avis de convocation des habitants au 3 mars suivant
réunirent « en la chambre où on a coutume de tenir les assemblées du lieu », sous la présidence de Jacques-Joseph Delacour, notaire à Aigny, juge ordinaire en la justice de Juvigny. — Le procès-verbal constate la présence de « maître Henri Formey, prêtre, curé du lieu », « maître Étienne-Joseph Delacour, prêtre chapelain et vicaire du lieu » (1), Pierre Mestrude, syndic, Jean Regnault, Claude Brocq, Nicolas Debin, Claude-Alexandre Lochet, François Carré, Jean-Antoine Lochet, garde-étalons, Jean Pannerot, Pierre Cartier, Louis Pérardel Taîné, et Denis Baudier, secrétaire. — Les députés furent Pierre Mestrude et Pierre Cartier (2).]
(fo 28) ; — à cette date du 3 mars Tinsertion du procès-verbal analysé ci-dessus (P 30) et du cahier de doléances (f>* 31 à 36). — (Communication de M. Pasques, instituteur.) Bibliographie. — Alexandre Aubbrt, curé de Juvigny : Monographie de la commune de Juvigny (Châlons, imp. Ëug. Laurent, 1857, in-12). — L'auteur analyse en quelques ligues le cahier de doléances de la communauté et donne les noms des signataires (page 95).
— Juvigny appartenait à Télection de Châlons- sur-Marne ; aujourd'iiui la commune fait partie du canton et de Tarrondissement de Châlons.
— Dénombrement de 1773 : 149 feux roturiers, 1 ecclésiastique et 1 noble. — Population : 211 hommes, 215 femmes, 31 garçons et 39 filles, soit 496 habifanis.
(1) Juvigny avait deux églises paroissiales : Notre-Dame et Saint-Martin.— Henri Formey, originaire de Vitry-ie- François, d'abord curé de Drouilly, puis de la paroisse Notre-Dame de Juvigny depuis 1773, prêta le serment le 30 janvier 1791, renonça, le 11 nivôse an II, à ses fonctions qu'il reprit le 15 vendémiaire an IV, et mourut le 29 janvier 1803.
Le titre de chapelain pour le service du cliâteau et comme vicaire desservant la deuxième paroisse Saint-Martin de Juvigny, avait été fondé le 6 mars 1702 par le seigneur Jean Clozier. {Arch. de la Marne^ G, li6.) — Étienne-Joseph Delacour, le titulaire qui, au moment de la convocation des États généraux, remplissait ces fonctions depuis 1784, était né à Aign^' le 26 décembre 1758. Fils du notaire juge seigneurial du lieu, il était, avec son frère Jean-Louis Delacour, d' Aigny, l'auteur d'un projet sur la répartition des impôts présenté â l'Assemblée intermédiaire de l'élection de Châlons et dont il est parlé dans les cahiers d'Aigny et de Juvigny (voir page 33). Il faisait partie de la municipalité de Juvigny et était le rédacteur habituel des délibérations communales ; c'est à ce titre qu'il figure dans le procès-verbal de l'assemblée des habitants qu'il a écrit tout entier de sa main, ainsi que le cahier, comme on le verra ci-après. L'abbé Delacour fut élu maire de Juvigny le 25 janvier 1790, tout en conser\'ant son poste de « curé de Saint-Martin » ; mais, nommé le 5 septembre 1791 curé constitutionnel de La Veuve, il abandonna ses fonctions municipales de Juvigny. 11 avait déjà prêté serment le 30 janvier 1791 ; en l'an II, il renonça à l'état ecclésiastique, s'établit cultivateur à La Veuve, devint notable et officier public de l'état civil, se maria le 27 frimaire an III et mourut le 27 août 1806.
(2) Les députés restèrent huit jours à Châlons et reçurent 4 livres 10 sols par jour comme indemnité de déplacement. (Arch, de la comm"^" de Juvigny : Registre de délibérations : 29 mars 1789 ; f* 37.)