LA VEUVE
ANALYSE DU PROCÈS- VERBAL. [Le village de I^ Veuve (1) était composée de 80 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié t par M. le Prieur (2) », le Iw mars 1789. — Le 5, les habitants se réunirent sous la présidence de Jacques-Joseph DEiACouRjuge ordinaire en la justice de La Veuve. — Le procès- verbal constate la présence de Jean Longuet, Nicolas - François Regnault, Louis Gougelet, Louis Regnault, Michel Regnault, Louis Vallée, Thomas Gérard, Antoine Mangin, Jacques Regnault, Jean -Michel Regnault, Nicolas -Gabriel Longuet, Louis-François Barbier. — Les députés furent Nicolas-François Regnault et Louis Regnault.]
CAHIER
[Le cahier de La Veuve, rédigé par le notaire d'Aigny, Jacques- Joseph Delacour, juge seigneurial de La Veuve, est semblable, mot pour mot, à celui d'Aigny auquel nous renvoyons. — Au bas du cahier
(1) Arch, de la Marne, ibid, (procès- verbal, doit, b, pièce 197. Cahier, dossier e, pièce 129 : 15 pages cotées et paraphées par le Juge Delacour ; visa de Prieur).
SouRCBS DOC. AGG. — Arch. de la Marne, C, 630 : Administration de la communauté; Qsages ; comptes des syndics. ~ C, 87^ et 945 : Impositions. — C, iù2k : CapitatioD. - C, ÎOàO : Vingtièmes.— C, U95 : Adjudication des terres et seigneurie de La Veuve (1766). — C, îS7t et 1670 : Pont.— C, Î59Î : Corvées. — C, Î8G2 : Église et presbytère. — G, Î05, i28 et iSM : Cure ; — etc.— Arch, com^^^ de La Veuve : 1* reg. de délib«"> de sept. 1788 au 21 nov. 1790 : contenant à la date du 5 mars 1780 la transcription du procès-verbal analysé ci-dessus et du cahier de doléances (f> 5 et suivants). — (Communication de M. Maurupt, instituteur.)
Bibliographie. — Les Mémoires de la Société d'agriculture, commerce, sciences et arts du département de la Marne signalent (année 1877-1878, page 39), une monographie de la commune de La Veuve, par Regnault, encore inédite.
— La Veuve appartenait a Télection de Châlons ; aujourd'hui la commune fait partie du canton et de l'arrondissement de Chûlons.
~ Dénombrement de 1773 : 84 feux roturiers et 2 ecclésiastiques. — Population : 120 hommes, 144 femmes, 40 garçons et 24 filles, soit 328 habitants,
(2) L'abbaye de Toussai nts de Châlons possédait à La Veuve un monastère ; le prieur était curé de l'église. Une ministrerie de Trinltaircs y fut fondée ; le ministre remplissait habituellement les fonctions de chapelain du château de Juvigny et de desservant de l'église Saint-Mariin de ce lieu. C'est ce qui explique qu'au dénombrement de 1773 on ait indiqué à Juvigny, qui avait pourtant deux églises, un seul ecclésiastique, le curé de Notre-Dame ; et qu'à La Veuve nous en trouvons deux : le prieur-curé et le chapelain vicaire de La Veuve et de Saint-Mariin de Juvigny, considéré comme annexe de La Veuve. (Voir le cahier de Juvigny, page i/Sl.— Arch. de la Marne, G, 105.)
on lit la mention : « Fait et arrêté en l'assemblée générale desdits habitants, tenue le 5 mars 1789. — Jean Longuet, Louis Gougelbt, Louis Regnault, etc Delagour. » (14 signatures.)]
LAVOYE
ANALYSE DU PROCÈS-VERBAL. [La communauté de Uvoye (1) était composée de 80 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié le 1er mars 1789. — Le 8, les habitants se réunirent sous la présidence de François Barthélémy, maire en la justice de Lavoye.-— Le procès-verbal constate la présence de Louis Noël, syndic, Jean-Baptiste Brichard, Claude Boivin, Jean Loriaux, Joseph Masson, Jean Munerez, Nicolas Denizet, François Chottin, Nicolas Boivin, Claude CoUinet, Joseph Denizet, Nicolas Barthélémy, Nicolas Brichard, greffier, M. Colson. — Les députés furent Claude Boivin et Jean-Baptiste Brichard.]
CAHIER
L*an 1789, le 8 du mois de mars, les habitants de la communauté de Lavoye s'étant assemblés, en vertu de la lettre du Roi et de Tordonnance de M. le grand bailli d'épée de Châlons-sur- Marne, pour procéder à la rédaction du cahier, plaintes, doléances et remontrances, et à la nomination de leurs députés à Châlons, ils ont fait unanimement leurs représentations en la manière qui suit :
1 . — De reculer les barrières aux extrémités du royaume et, par ce moyen, le commerce se trouverait délivré d'une multitude d'entraves qui le gênent ;
2. — De supprimer les aides et gabelles et d'augmenter en leurs places le droit de gros sur les vins ;
3. — Que les impôts soient répartis sur les propriétaires des ( Trois états où les fonds sont situés ;