‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 153 sur 262 · Que la ressource que nous pourrions avoir dans notre · texte numérisé non relu

Que la ressource que nous pourrions avoir dans notre

année moyenne, un peu plus que la semence (180 boisseaux pour 120 semés) ; le seigle, la moitié seulement de la quantité semée (860 boisseaux pour 1,720); l'orge (120 boisseaux) et l'avoine (3,000 boisseaux), produisaient juste la semence ; le sarrasin (240 pour 120) seul donnait le double.

Le terrain était cultivé par 13 laboureurs ayant charrue et possédant 34 chevaux, 80 bétes à cornes et 450 moutons. (Dénombrement de 1773 : Arch. de la Marne, C, 430.)

Tandis que la récolte de 1788 avait produit 180 gerbes de blé par arpent (mesure de Paris), donnant 360 livres de grain et 120 gerbes de seigle donnant 180 livres de grain, la récolte de 1789 ne rapporta que 90 gerbes de blé donnant 180 livres de grain et 50 de seigle pour 75 livres de grain. Les habitants, lors de Tenquéte prescrite par le Directeur général des finances en septembre 1789, i^outent : « Il y a à observer qu'on a recueilli sur le ten*oir des Grandesc Loges du seigle à peine pour réensemencer et que la plupart des c laboureurs ont été même obligés d'acheter du grain à cet effet. Souvent il c arrive qu'il faut semer deux fois la même terre, surtout quand le temps est c sec. La mesure du pays est de huit cents perches l'arpent ; la perche de c huit pieds deux pouces ». (Arch. de la Marne, C, 2877.)

(1) En 1788. la communauté des Grandes-Loges paya 1,258 livres d'impositions directes : tailles, capitation, etc., pour 47 contribuables. iArch. de la Marne, C, 877,) Aussi les demandes de réductions et décharges d'Impositions étaient fort nombreuses. (Ibid., C, 952, 2i70 et 2Î72*)

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pays pour payer nos impositions et autres frais, dont la culture de notre terroir ne nous peut pas fournir, ce serait d'entreprendre des tâches de corvées sur la route de Châlons à Reims, comme étant à portée de les faire dans quelques saisons après nos cultures; mais, comme au jour d'aujourd'hui, n'étant encore payé que pour moitié de l'ouvrage que nous avons fait l'année dernière, quoique lesdits ouvrages aient été flnis pour le 1"* octobre dernier, c'est ce qui nous empêchera d'entreprendre à l'avenir, à moins qu'il n'y ait un meilleur ordre pour les paiements (1).

Telles sont les plaintes et doléances particulières desdits habitants et communauté des Grandes-Loges, qui prient leurs députés à l'assemblée des trois ordres du bailliage de les faire insérer dans le cahier général du Tiers état d'icelui, pour être passé aux États généraux, et suppliant Sa Majesté de vouloir jeter un regard favorable du haut de son trône sur les présentes représentations.

Fait et arrêté en l'assemblée générale desdits habitants tenue le 5 mars 1789.

A. Dehecq, Jacqu ART, Pierre Poinsenet, Philippe Dehecq, Delacour, J. Poinsenet, Pierre Machet, Jean-Baptiste Dehecq, J. Martin, syndic, J. Pannerot.

(10 signatures.) (2)

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