SAINT-QUENTIN-SUR-COOLE
ANALYSE DU PROCÈS-VERBAL. [La communauté de Saint-Quentin-sur-Coole (2) était composée de 14 feux et 5 demi. — L'avis pour la convocation fut lu et publié le i^ mars 1789. — Le 8, les habitants se
(1) Sur le droit de rouage établi à l'entrée de Chàlons, voir les cahiers de Courtisob, page 238, et de Marson, page 440.
(2) Areh. de la Marne, ibid. (procès-verbal, douier b^ pièce 242. Cahier, doê*itr c, pièce â3 : 17 pages qui semblent avoir été cotées et paraphées par le
réunirent sous la présidence de Robert Dominé, Juge de la justice du lieu. — Le procès-verbal constate la présence de Louis Phélizon, François Jacquier, Jean Phélizon, Jean Noël, syndic, Claude-Louis Soulaigne, officier municipal, Edme Phélizon, Pierre Aubert, Louis- Pierre Thiébaux, Joseph Thiébaux et Varnier, curé et officier municipal (1). — Les députés furent Edme Phélizon et Claude-Louis Soulaigne, tous deux laboureurs.]
CAHIER
[Le cahier de Saint-Quentin-sur-Coole est semblable à celui de Breuvery son annexe, auquel nous renvo^'ons. Du reste, le curé de Saint-Quentin, Joseph Varnier du Chesnois, semble bien avoir écrit et peut-être même rédigé le cahier de ce village qui aurait, dès lors, été recopié par les habitants de Tannexe.
D'ailleurs, quelques phrases, quelques mots ont été, çà et là, mal recopiés à Breuvery. C'est ainsi qu'on lit, page 101 : « le laboureur, ce vigilant et infatigable cultivateur, qui défriche nos terres, les sillonne et fertilise ; frugal dans son ordre, simple dans ses mœurs, il sème, recette et comble nos greniers ; il est bien digne, etc . . », au lieu de : « le laboureur, ce vigilant et infatigable cultivateur qui défriche nos terres, les sillonne, les fertilise, les sème, les récolte et comble nos greniers ; frugal dans son vivre (pour son genre de vie), simple dan» ses mœurs, il est bien digne, etc.. . » — Page 102, la phrase signalée par une note comme textuelle quoiqu'incorrecte est ainsi rétablie par le cahier de Saint-Quentin ; « et prescrit à tout titulaire, après honnête nécessaire, d'en faire des œuvres pies et de charité. Serait-ce nous tromper que de mettre au nombre des œuvres pies et de charité prescrites au Clergé, de payer le tribut à son prince ». — Page 103, au chapitre : « Franchises de certaines villes » on doit lire que « ces franchises n'ont pas peu contribué à grossir le nombre des habitants. . i^, au lieu de « n'ont pas pu . . ». — Dans le même paragraphe il est parlé de «c monarque y iirë et équitable » au lieu de e. Juste et équitable », ce qui est plus correct. — Page 104, on a signalé en note que
syndic Jean Noël ; visa de Prieur ; le cahier et le procès-verbal semblent avoir été écrits et rédigés par le curé Varnier).
Sources doc. acc. — Arch. de la Marne, C, 696 : Administration de la
communauté ; biens communaux ; comptes des syndics. — C, 907 et
94S : Impositions.— C, 1025 : Capitatton.- C, Ï594 : Corvées.- C, 1900 :
Église et presbytère. — G, 110 et 1866 : Biens de la cure. — G, «73 :
Héritages de la Congrégation; — etc.
— Saint-Quentin-sur-Coole appartenait à Télection de Châlons ; aujourd'hui
la commune fait partie du canton d*Écury-sur-Coole, arrondissement de Chà-
lons-sur-Marne.
— Dénombrement de 1773 : 14 feux roturiers, 1 ecclésiastique et 1 noble. — Population : 36 hommes^ 37 femmes, 1 garçon et 9 filles, soit 83 habitanU.
(1) Joseph Varnier du Chesnois, curé de Saint-Quentin-sur-Coole et de Breuvery, son annexe, prêtarle serment pur et simplv-le 1*^ janvier 1791.
SA INT-HBM Y-SUR«BiISAY S91
le mot « gagner » devait être mis pour « gager » ; véritablement il faut lire, d'après le cahier de Saint-Quentin : « Que de gens à gages qui augmentent, etc.. . — etc. — Au bas du cahier de Saint-Quentin-sur- Coole on lit la mention : « A Saint-Quentin, le onze (sic) mars 1789 : Varnier, curé, officier municipal, Claude-Louis Soulaigne, officier municipal, Edme Phélizon, Jean Noël, syndic, Robert Dominé, Pierre AuBERT, Louis Phéuzon, Louis-Pierre Thiébaux, Joseph Thiébaux. » (9 signatures).]