‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 230 sur 262 · Entrée et octrois des villes · texte numérisé non relu

Entrée et octrois des villes

17. — Nous désirons que nos seigneurs nobles et ecclésiastiques paient comme nous, en faisant valoir leurs biens-fonds et

dans les endroits où ils sont situés, tant pour le bien de l'Ktat que celui des habitants.

Paul Gauthier, Louis Leriche, Pierre Guvot, J. Cail- LiETTE, Etienne Normalle, J.-B. Gauthier, de Sal- LANGRE, syndic.

(7 signatures.)

(1) AUusion au meurtre commis en 1787 par les employés des aides à Fontaine-sur-Coole, près de Vésigneul, sur un manouvrier du pays chez lequel ils instrumentaient. (Voir le caliicr de Fonlaine-sur-Coole, page 301.)

(2) Quelques lignes ont été laissées en blanc ; sans doute pour inscrire une phrase qui» au dernier moment, a été oubliée.

VÉSIGNEUL-SUR-MARNE

ANALYSE DU PROCÈS-VERBAL. [La communauté de Vésigneulsur-Marne (1) était composée de 47 feux. — L'avis pour la convocation fut lu et publié le let-mars 1789.— Le 8, les habitants se réunirent sous la présidence de Joseph Henry, syndic de la municipalité, assisté de Roussinet, greffier.— Le procès-verbal constate la présence de Jean Leblant, Claude Henry, Claude Henriet, membres de la municipalité, Nicolas Horguelin, Louis Délavai, adjoints, Côme Thiébaut, adjoint, Nicolas-François Leblant, Pierre-Memmie Leblant, Claude Collart, Antoine Cagnon, Jean-Baptiste Marguet le jeune, Alexis Choiset, Jean- Baptiste Dommange, François Hacquart, Claude Génin, Claude Simonet, Jean Henry, Jean -Baptiste Marguet Taîné, Pierre Dommange, Alexis Marguet, Claude Thiébault, Pierre Henriet, Jean -Toussaint Hermant, Jacques-T. Hermant, Jacques Cagnon, Pierre Dommange le jeune, Pierre Horguelin. — Les députés furent le syndic Joseph Henry, et Claude Henry, membre de la municipalité.]

CAHIER

Cahier de doléances de la communauté de Vésigneul-sur- Marne, à présenter par ceux qui seront députés de ladite communauté à l'assemblée générale du bailliage de C/idlons qui sera tenue le 12 de ce mois, par M. le bailli de Chàlons ou son lieutenant, en exécution de Vordonnance de M, le bailli dudit Chàlons du 28^ jour de février der^ nier, pour la convocation des Etats généraux du royaume.

Remerciements que ladite communauté fait à Sa Majesté, — Si la reconnaissance doit être proportionnée aux bienfaits, que ne doivent pas faire, pour leur Roi, des sujets aussi favorisés que nous avons le bonheur de Têtre aujourd'hui. La bonté

(1) Arch. de la Marne, ibid. (procès-verbal, dossier h, pièce 27A. Cahier» dossier c, pièce 91 : 3 pages nuinérotccs mais non paraphées ; visa de Prieur). Sources doc. acc. — Arch. de la Marne, C, 729 : Administration de la communauté ; procès avec le seigneur pour le droit de pêche ; usages ; comptes des syndics. — C, 950 : Impositions. — C, 1025 : Capitation. — C, /594 et 1595 : Corvées. - C, 1917 : Église et presbytère. — G, i05, lOS et 1922 : Visite de la cure ; biens de la fabrique. - G, 156, 205, 250 et 38à : Seigneurie de révêclié : pêche, moulin, rivière, garenne, droit de chasse ; comptes de la seigneurie. — G, MO, A46, 457, €62, 695 à 697 : Seigneurie du chapitre de Saiut-Étienne de Chàlons : justice, dîmes, oseraies, biens. — G, 862 : Ferme aux chapelains de la Congrégation.

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d'un vrai père n*a jamais surpassé à celle que notre très digne Roi a pour nous. Nous ne pouvons lui faire que de très petits remerciements en comparaison de sa bonté; mais, puisque personne ne peut passer au-dessus de sa portée, il nous est inutile de tenter à passer outre la nôtre : nous ne pouvons que prier Dieu pour la santé, prospérité et conservation de Sa Majesté, ce qui nous est le plus nécessaire dans nos courts jours. Sa bonté nous réveille comme d'un profond assoupissement ; elle nous fait oublier nos misères, et il n'est question, parmi nous, que de ses bontés. Et, puisqu'il nous ordonne aujourd'hui de lui adresser nos doléances, nous les allons faire, pleinement persuadés que Sa Majesté voudra bien mettre fin à toutes nos adversités.

Doléances, plaintes et demandes. — Nous demandons à Sa Majesté qu'il veuille bien nous accorder :

1. — Que le juré-priseur soit supprimé, parce qu'il devient très coûteux aux pauvres mineurs, et que les ventes des meubles, etc., se fassent comme auparavant ;

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