FRANCHISE DE CERTAINES VILLES
Ces franchises, il est vrai, n*ont pas pu contribuer à grossir le nombre d'habitants de ces villes, à leur donner une sorte d'illustration, à encourager le commerce (1). Que des intérêts purement politiques les aient motivés, ce n'est point à nous à en juger ; mais qu'elles durent et subsistent à jamais, cela semble inconciliable avec l'idée et la conviction où nous sommes que notre monarque est juré et équitable, image la plus naturelle de la divinité auprès de laquelle n'est aucune acception. Nous osons espérer que Sa Majesté, fidèle à ses promesses, tous lui seront égaux et lui serviront prochainement, sans distinction aucune et proportionnellement à leurs facultés, un seul, unique tribut ; c'est ce que la nation semble voter d'une voix unanime.