‹ Cahiers de doléances pour les États généraux de 1789Chapitre 79 sur 262 · Qu'il soit créé un parlement séant à Chàlons · texte numérisé non relu

Qu'il soit créé un parlement séant à Chàlons

7. — Que les traites, les aides et les gabelles y soient alwlies, le prix du sel étant porté jusqu'à 15 sols la livre, en raison de la mauvaise délivrance à la pinte (3) ;

8. — Que, pour tous impôts, il en soit établi un, sous un seul titre qui comprendra tous les biens tant des nobles que des ecclésiastiques ;

(1) Voir le cahier de Beaulieu-en- Argon ne, page 69.

(2) En marge de cet Article 2, on a m i.H. au-dessous, de ce numéro, le chilfîré 3» *'

(3) Voir le glossaire pour ie prix et la mesure du sel.

136 BAILLIAGE DE CtfALONS^SUii^MARNE

9. - On désire la continuation de la prestation en argent au lieu d'une corvée en nature (1) ;

10. - La suppression des jurés ^priseurs, vendeurs de meubles, serait d'un très grand avantage public, et celle des greffiers des experts (2) ;

11. — Supprimer les ordres religieux qui ne sont point utiles au public ; donner à chacun de ces religieux une pension suffisante pour vivre ; relever de leurs vœux ceux qui le désireront ;

12. — Que, dans la distance de deux à trois lieues, il existe plusieurs usines de verreries, faïenceries, tuileries et poteries qui consomment la majeure partie des bois du pays et les rendent d'un prix exorbitant, plus que dans les villes (3) ;

13. — Qu'il existe' dans la distance de trois lieues, cinq abbayes et couvents qui possèdent la majeure et la plas précieuse partie des biens du pays (4) ;

14. — La continuation des juridictions seigneuriales dans chaque paroisse, et leur donner droit de poser les scellés daas les maisons mortuaires, vu que cela soulagerait la veuve et l'orphelin; cela se ferait à petits frais et même gratis aux pauvres, attendu que cela était autrefois ;

15. — L'imposition sur les tailles est trop considérable (5), ce qui met les cultivateurs, avec la modicité des récoltes qu'ils font, hors d'état de satisfaire au paiement des deniers royaux et de nourrir leurs familles ;

Page 1