Voir plus haut. p. 138, note
± V. Sawmnin d'entawx M dêjewm»^ pp. 313^14.
tournerait la tète. « Lis donc de jolies choses », me disait-elle.
Les critiques de nos jours, Sainte-Beuve, ont, en parlant de la littérature du passé, un certain ton moqueur, affectant la supériorité, et supposant ceci : tous les autres furent frivoles et superficiels. Nous seuls sommes dans le vrai. Rien ne montre mieux la vanité de toute littérature. Car ne doivent-ils pas se dire qu'un jour il en sera de môme d'eux?
Alors, qu'est-ce qui les console? La gloriole du jour qui demain sera oubliée. Horreur I — Ohl que je sens bien ce certain ton intéressant de traiter par exemple les vogues passées, la protection des auteurs passés entre eux, etc. Lisez, par exemple, le portrait de Fontanes par Sainte-Beuve. C'est du précieux. — Cest pour ne pas prendre la manière qui prend les choses à plein.
Les poètes classiques avaient bien saisi quelque chose du simple et de l'agréable de la campagne. Mais son vrai poétique, son poétique psychique^
ils n'y entendaient rien. Rien chez eux avant Bernardin de Saint-Pierre et Fontanes qui présageât le sentiment de la nature, tel qu'il se trouve dans Lamartine. Comparez, par exemple, la campagne dont parle quelque part Boileau, froide et sans âme, ou mieux encore Fontenay de Chaulieu^ à la Retraite de M. Lamartine.
// est sur la colline Une blanche maison *...
C'est la différence de Tâme au corps.
Rien de plus curieux que d'examiner ce que devinrent dans la tourmente révolutionnaire les littérateurs de l'époque antérieure. On dirait un naufrage, où chacun a ses aventures ; il y aurait là un curieux tableau comparatif et classification à faire, Bernardin , Fontanes, Laharpe, Chénier, etc. , les uns dans un sens, les autres dans un autre. Voici le tracé graphique :