C'e.^1 Dieu qui fait continuel Icmenl le corps
Voir 71" H.
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Cette difl'érence tient à ce que nulle religion avant la Judaïque et la chrétienne ne s’est dite révélée d’en haut. C’étaient des cultes instinctifs, non réguliers, chacun faisait son Dieu et son culte à sa manière, suivant son tour d’esprit. Mais depuis la captivité, on les envisage autrement; c’est une révélation de Dieu. Ce point de vue est donc juif; et depuis il a été essentiel à
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toutes les religions, et ç'a été par leur révélation qu’on a cherché à prouver leur révélation. La question adressée à leur fondateur a été : Prouve ta mission. Cela fait donc deux époques bien nettes dans l’histoire des religions : Première époque : religions instinctives, ne se donnant pas pour révélées, ni exclusivement vraies ; cet esprit règne seul jusqu’à la captivité et s’est continué depuis parallèlement avec l’autre système; aujourd’hui on ne le trouve que chez les peuples sauvages. Deuxième époque : religions réfléchies, se donnant pour révélées et exclusivement vraies. — Cet esprit commence vers la captivité chez les Juifs, s’élargit par le christianisme et devient loi universelle pour toutes les religions nouvelles des peuples réflexes. Ainsi le mahométisme, les religions modernes. Ces deux souches de religions se distinguent encore à d’autres caractères ; par exemple à ce que les premières ont admis le polythéisme, ce qui se comprend; c’était le culte spontané. (Voir Cousin, Cours de 1818.) — Toutes les secondes ont pour base l’unité de Dieu, et c’est du moiiient où ce dogme a été profondément coiH'u par les Juifs que leur religion a pris cette couleur; car auparavant elle se teignait fort de l’esprit général. — Mais pour classer les reli-
gions, il vaut mieux les classer par le caractère de leur méthode que par leurs dogmes. — Cela servirait de base à un ouvrage précieux sur 17d'.sloire des leliijions. Que de recherches inapf)réciables d’importance, grosses d’induction, sont enfouies par l’inapplication de notre siècle!
Il n’y a pas de milieu. Ou faites l’atome cause occasionnelle, et alors il n’y a plus de substance matérielle, ou faites-le cause efficiente, et alors Note, c’est la jiure monade de lÆibnilz. Or, la première hypothèse me semble inadmissible. Car nous voyons dans l'univers une gradation de causes ; l’homme... l’atome. (Ici mon raisonnement sur les dégradations. Voir travail sur la spiritualité de l’âme.) Donc aussi à l’intérieur, il y a une cause qui va en diminuant de conscience et de liberté, jusqu’à l’atome, où sa conscience est tout à fait obscure. — De plus, que devient dans la première hypothèse la notion de substance? Je dis à la vue d’un corps, il y a là une substance ; non, en cette hypothèse, il y a un fait produit par la cause universelle, qui est alors la seule substance en dehors des âmes. Il est vrai pourtant
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(]ue ce n'est pas le scepticisme sur l'existence des corps, car il y a encore en celte hypothèse une réalité extérieure en dehors du moi. Mais ce n'est qu'un fait. — Alors aussi la substance serait vraiment la force; c'est le principie de Leibnitz, de Maine de lliran, etc., dont du reste nous sommes partis, pour arriver à ce point, posant qu’une substance qui nagii pas n’est pas une substance.
En un mot. In question est de savoir si l'atome est cause ou simple occasion d’un fait. Xeirton avouait hautement que par son attraction, il n'entendait exprimer qu’un fait, non une cause, pour éviter les qualités oa-ultes. Ces qualités occultes étaient en ejfet ridicules; car ce n’étaient ni de simples faits, ni des causes efficientes; or, il faut l'un ou l’autre.
lu.
(Suite du précédent.)
En somme, je trouve le système de Leibnitz plus probable; il faut faire vivre et agir l’atome. 11 y a des perceptions et des voûtions obscures et toutes spontanées, comme l’embryon dans le sein de sa mère. — Cela change toutes les idées que je m’étais faites sur la force et la cause dans le
monde physique. J’imaginais tout le physique comme cause occasionnelle, et la cause (extranaturelle) en dehors. (Dieu .sans doute), ayant tout l’effectif, et agissant suivant les lois. Maintenant je vois la force, la cause dans tout atome (Dieu n’en a pas moins tout, comme créateur). Cela explique mieux le mélange de l’organique et de l’inorganique. Car enfin, l’homme est cause, l’animal est cause, et, par les dégradations, je suis amené à dire que la plante aussi, en un sens, est cause, et pourtant je n’y vois que du physique. Donc, le physique n’exclut que la liberté et non la causalité intrinsèque.