LOTTIN
Chanoine de l'église du Mans
(1) A Valence.
{2) En attendant de pouvoir les spolier.
TANTE MELITE
L'année suivante, à l'occasion d'une grave maladie de madame de Tucé, l'abbé Lottin écrivait à madame Milliet :
Le Mans, le 6 septembre 1846.
Madame,
Mademoiselle de Tucé m'a donné lecture d'tme lettre (ju'elle venait de recevoir de vous. Je n'éprouve présentement qu'un seul besoin : celui de vous exprimer combien je prends part à tout ce qui vient de se passer à Fleurigny. Il est fort heureux que vous vous soyez trouvés, M. Milliet et. vous, auprès de. madame de Tucé, dans un pareil moment. Madame de Tucé, qui ne veut d'ordinaire prendre aucun soin de sa santé, avait bien besoin d'être entourée de ses enfants, qui en prissent soin pour elle. Car, dans de telles circonstances, un défaut de précautions pourrait avoir des suites bien funestes...
Mais qu'est-ce donc que la vie? Il y a deux ou trois semaines, vous entrepreniez un voyage, que tout devait vous faire considérer comme un voyage d'agrément, et voilà qu'il vous a fallu presque aussitôt traverser des dangers, qui n'étaient que trop de nature à alarmer votre piété filiale. Le Ciel le permet ainsi, aiin que nous soyons toujours ramenés à des pensées graves et sérieuses.
Je vous prie d'offrir mes respects à madame de Tucé et de lui dire combien je suis heureux d'apprendre qu'elle soit maintenant bien...
Agréez vous-même et veuillez faire agréer à M. Milliet l'assurance des sentiments d'estime, d'attachement et de dévouement, avec lesquels j'ai l'honneur d'être, madame, votre obéissant serviteur,