C^I.AS
Non, non, point d'ordre! il croirait paraître devant un luge. Attendons quil vieime trouver son père... L'arrivée d'Edouard rend quelqu'espérance à mou cœur aflligé I la lenilre amitié qui l'unit à mon fiis, aura peut-être plus d'empire.
pal'i.in: .
Oui, maman : oh! j'en suis siîre. Tu sais qu'Edouard fltit tout ce que je veux Eh bien ! je lui dirai qu'il faut absolument qu'il pénètre la cause du chàgrm de mon frère , et ; l'ii nous rende son cœur, s'il veut que je sois heureuse.
Mod. C\L^S.
Chère Pauline! {à son époux) Esp^ions, mon ami.
PAULINE
Oui, maman : allons , reprends lagaîté pour l'arrivée d^Edooard.
JEANNETTE
Oui, madame Calas : tout ira bien, allez!
JfACOB.
Ah! ça, pour recevoir le piéiendu de notre jeune demoiselle, j'espère que nous aurons une fête !
PAULINE
Otii , maman: ce serait charmant de le surprendre!
JaCOB
Qu'on invite tous les amis de la maison.
PAULINE , élourdiement.
Oui pour un bal. {un peu honteuse.) 8i tu veux bien le permelire, maman?
Mad. CALAS.
Ordonne -, ma chère Pauline^ je te cède, pour aujourd'hui, toute mou autorité
PAULINE
Vraiment? eh bien! maman, tu verras comme j'en userai.. . Jeannette, Jacob, Laurent, vite, écoulez tous, que je vous donne mes ordres.
JACOB, JEANNETTE, LAURENT, ensemble.
Nous voici , mademoiselle , nous voioi.
( Ils se réunissent autour de Pauline , qui leur prescrit à chacun ce quils ont à faire. )
Mad. CALAS , à Sun mari.
Mon àrai, n'iràs-tu pas au-devant d'Edouard? •
CALAS
Mes ordres sont déj\ donnés dans cette intention; oh met lé'à chevaux à là voiture. Oui, mon arai«, Edouard n'est pàà uti étranger pour nous -, c'est un de nos enfans , et je vais le cherclier pour l'amener dans les bras.
JACOB
C'est entendu, mademoiselle • on n'oubliera rien. i° Jeatirtette vd pre'parer le giand appartement pour notre prétendu. Quant à Laurent, puisqu'il lé préfère, on lui fera dresser, cômine à l'ôrdiftàire , un lit dans ce petit pavillon.
LAURENT
l*àrdi ! c'est l'Iogemerit du jardinier, et 1' matin on petit chiiitér J' bonne heure, sans réveiller personne.
JACOS.
2°. Je cours de ce pas inviter pour la fêle tous nos bons amis, nolammeni lès plus jeunes, attendu qu'il s'agit de danser. Quant aux apprêts de la fêté, . .
Mon dieu ' ne t'en occiipe^pas : je me charge de touillé feste afréc Jeannette cl Laurent.
tiN VALET , annonçant.
Monsieur, la voilure est prête.
PAULINE
La voiture! Quoi ! mon père, vous allez chercher Edouard?
CAL\S
Oui, ma chère Pauline... Eh bien ! te voilà irouble'e . . Ne perds point de tems pour les apprêts de la fêie. . . Adieu , mes chers amis. JACOB, a qui Jeannetle aj)]>orle sa canne et r,cn chapeau, tandis
qu'un valet apporte aussi la canne tt le chapeau a M, Calas.
Allons, allons, il latu se dépêcher.
PAULINE
Le cœur me bal.
(Calas embrasse sa fille j salue îafexnme, et sort avec Jacob et la valet. Jeannette et Laurent emmènent Pauline qui parait émuCy Madame Calas les laisse sortir , et tourne ses regards vers le pavillon. )