PAULI^B
Edouard nous a quittés, mon père!
Mad. CALAS.-
Dans un moment si cruel!
CALAS
Ah! ne l'accuse pas; c'est le modèle de l'amitié; je Tai conjuré d'aller trouver le Pasteur de noire église, et de se concerter avec lui éuT les moyens de rendre secrètement Its derniers devoirs à notre fiU.
JACOB
Pour que monsieur Edouard et Laurent puissent rentrer sans être obligés de sonner, ce qui serait dangereux, je leur ai donné à chacun une clef de la maison : puis , en revenait, jai dans toutes les chambres qui donnent sur la rue éteint les lumières et fermé les contrevens; jusqu'à présent, tout est tranqulle dans le quartier. ( Tirant Calas à part. ) Mon cher maître ; je vous en supplie, en attendant le retour de îuonsieur Edouard, éloignez-vous de ce vestibule-, la vue de ce cabinet est trop pénible pour vous, et sur-tout pour madame.
CAf.AS.
Pour elle , oui , .Tacob; mais moi, je dois...
JACOB
Nous resterons mon cher lUiiîtrc; Jrannf tte et moi nous veillerons, nous remplirons ce triste devoir ! obtenez que madame et mademoiselle prennent du repos !
r\LAS , à sa femme.
Mon ami , Jncob'me fait observer qu'il est plus prudent de nous retirer dans notre appartement.
Mad, CALAS.
Ah! je l'en conjure, laisse nioi près de mon fils !.. bientôt... (elle fait un mouvement ver^ le cabinet. )
CALAS, la retenant.
Non , non, chère épouse... crue vue est trop douloureuse! {Calas faisant signe dii le seconder. ) Pauline. . .
PAULINE, /jrena/i; la main de sa mère.
Nous t'eti prions, ttiaman ; viens, viens dârls ton appartement. ( Galles cl Pauline eninciicnl avec peine madame Calas : Jacob se joint à eux pour iingagrr à s^c'loigner.)