I.ADiENT
Comment que s'portc man.zelle Jeanneiie, votre fîl'e, ma future?
JACOB
Comme toutes les jeunes filles qui n'attendent que le jour des noces.
LAur.ENr, consterné.
Ah ! mon dieu I est-ce qu'ail' aurait attrapé la fièvre ?
JACOB
La fièvre ! point du tout, elle se porte à merveille; elle rit, chante, et babille toute la journée.
LAUnE>T.
C'est -y possible?. . Eh ben, moi, M. Jacob, l'amour me fait un effet tout contraire. Vovcz.. . j' desséche sur pied... dame! aussi, d' puis trois mois que j' n'ai vu mamzélle Jeannette... c'est ben long , pour un jeune homme naturellement sensible I
JACOB
Ah ! que veux-tu, mon ami ! avant tout, le devoir. Tu a.' quitté ton père pour aller soigner un vieux purent malade: c'est (me action méritoire, et ton absence ne t'a rien fait perdre dans le cœur de ma fille. D'ailleurs, tu es un honnête garçon, un fort bon jardinier. IM. Edouard, ,ton jeune maître, m'a dit encore beaucoup de bien de toi avant son départ pour Bordeaux, oij tu sais qu'il est allé chercher le consentement de sa familie , pour épouser notre jeime cl charmante demoiselle. Eh bien! prends patience, et compte sur ma parole. Tes noces avec Je.nnnette se feront le mên»e jour que celles de 31. Edouard avfc M.'ulon.oisello Puiibiie.