CHAP. IV. — THÉORÈMK DE JACQUES BERNOULLI
61. Cherchons, d'après la formule (lo), la valeur probable du carré de l'écart, c'est-à-dire l'espérance mathématique de celui qui doit recevoir une somme égale à z^. Cette espérance est la somme des produits de chaque valeur de z'^ par sa probabilité : elle a pour expression, d'après notre formule,
Posons
la formule devient
yiTcixpq t
^■>- v-pq
pjL r e~.u-^
e ^^P'Iz^dz.
dt
lipq.
62. Nous allons chercher directement la valeur exacte de l'espérance malliémati(|ue dont la formule (ii) donne la valeur approchée. Posons
{ p -r q )V- = pV- -+- AiyoH-"ig' -+- A.,p\^~-^q'^-n . . .-h \^aP''^g'^^^
Les termes de cette formule représentent rigoureusement les probabilités dont (g) donne la valeur approchée. La probabilité qui correspond à un écart h est
ou 1 on a
n == ixq — /(, /( = ixq — n.
L'espérance malhémalique de celui qui attend une somme égale à h- est donc
(11) Ziiiq- n)'-\np\^-"q",
la somme S s'élendant à toutes les valeurs de n. L'expression (i i) peut s't'crire
(12) I.u.^-q'^\„p?--"q''— ■i'L\iqnXnP'^~"q"^ ^ù n^ Anp\^-" q'^. Ou a
puisque l'on multiplie pariji.^^^ tous les termes d'une somme égale à l'unité.
L'identité
(l3) (p -^ q )^ ^ I.\npV--''q"
donne, en égalant les dérivées par rapport à q, préalablement multipliées par q,
\i{p ^q)V-~^q = I.nk„pV--''q",
et, en remplaçant (p -\- q) pai" l'unité dans l'équation précédente, qui est une identité, on en déduit