REMARQUES SUR LE POIDS DES OBSERVATIONS
des mesures angulaires, robservation ayant autant de précision que l'angle C, dont Terreur moyenne est 2 minutes, il s'en serait suivi implicitement que notre unité de poids des mesures linéaires était la mesure présentant une erreui; moyenne de 2 (unités) : on aurait donc eu alors
Enfin, adoptons pour unité de poids des longueurs la mesure qui aurait 0,1 pour erreur moyenne : Tunité de poids des mesures angulaires sera nécessairement une observation ayant (X,! pour erreur moyenne : nous aurons donc
e' = 0,6 (dixième de mèlrc? )
e" = 40 ( — de minute )
doù Ion tirerait e = 4,5 ( décimètre? ).
Ou bien, en opérant par les poids :
et ei^^n
§ 127. — Nous terminerons ce chapitre pftr quelques remarques importantes au point de vue des applications.
Considéré pratiquement et en dehors des théories loathématiques qui précèdent, le poids des observations ne dépend exclusivement ni de l'instrument employé, ni du procédé suivi, ni du nombre de répétitions. On peut le regarder comme dépendant aussi, dans de certaines limites, de circonstances extérieures et même de considérations physiques ou morales, dont l'observateur peut se faire juge. Eu égard au rôle qu'il joue dans le calcul de la valeur la plus probable, le poids exprime le degré de créance attribuée à une valeur particulière ; on conçoit donc que l'observateur ne soit pas lié par une règle absolue dans la fixation de ce poids. Mais, dans l'intérêt de la vérité et de la sincérité des résultats, il doit noter, avant de faire aucun calcul^ les motifs de sa détermination. Il est impossible, du reste, de prescrire aucune règle positive à ce sujet; car, comment soumettre à une appréciation exacte et numérique ce sentiment intime qui fait qu'un observateur se juge plus ou moins bien disposé, qu'il a plus ou moins de con^ fiance dans ses résultats? Il y a là une affaire de bonne foi, de tact, d'habitude que nous n'essayerons pas d'analyser.
Il arrive très-souvent, dans une série un peu étendue, que des observations qui ne nous étaient nullement suspectes avant le calcul, s'écartent ensuite tellement de la moyenne, que 'nous sommes tentés de croire qu'une erreur a été commise par inadvertance. C'est ainsi que, dans le septième exemple du § 1 17, nous trouvons un œ^ qui s'élève «à 12", 28, quantité plus que double de l'erreur moyenne b^ ; tandis que les autres œ s'accordent