‹ Calcul des probabilités et théorie des erreurs avec des applications aux sciences d'observation en général et a la géodésie en particulierChapitre 14 sur 167 · DES LOIS DE LA PROBABIUTÊ MATHÉMATIQUE · texte numérisé non relu

DES LOIS DE LA PROBABIUTÊ MATHÉMATIQUE

qu*on voudra. La courbe de possibilité aura donc une forme telle, que la somme des ordonnées entre I' i et L' ï soit devenue une plus grande partie de la somme totale prise de A à B ; et môme, quelqu étroites qu'on suppose les limites K' T et K' L', on pourra toujours, en prenant a suffisamment grand (§ 32), faire en sorte que la somme partielle diffère aussi peu qu'on voudra de la somme totale, les branches i a! et { V s'abaissant indéfiniment.

§ 34. — Un cas très-important à considérer à cause des applications nombreuses qu'il présente, est celui où les probabilités p eiq sont égales. Il est facile de voir que la courbe de possibilité présente alors une forme symétrique à droite et à gauche de l'ordonnée maximum, laquelle passe par le point milieu de l'axe des abscisses ; les propriétés de cette courbe méritent en outre d'être envisagées de plus près.

Il arrive fréquemment dans la pratique qu'un événement composé est la résultante d'un grand nombre d'événements simples d'importance uniforme, et dont la probabilité égale 1/2 ou, du moins, dont nous devons prendre la probabilité égale à 1/2, vu l'état d'ignorance ou d'incertitude absolue où nous sommes sur les conditions de production de ces événements simples. Par exemple, supposons deux joueurs qui entament une longue série de parties; leurs mises sont égales, ce qui implique qu'ils ont chacun la probabilité 1/2 de gagner; admettons en outre que ces mises soien| constantes ; l'évaluation de la probabilité pour l'une ou

l'autre joueur de gaguer finalement une somme égale à un certain nombre, c, de fois la mise, sera évidemment

représentée par le terme du développement de (- -f i|

dans lequel la différence des exposants de - est c,

m étant le nombre de parties jouées. Par rapport à la courbe de possibilité, ce terme est l'ordonnée du point dont l'abscisse diffère de celle de l'ordonnée moyenne.

Dans l'hypothèse jp = g = -, l'équation de la courbe de possibilité devient :

n, qui indique le rang du terme dans le développement,

étant la variable. Le facteur /-V* existe dans chaque

terme ; on peut donc en faire abstraction dans la représentation graphique de la marche des valeurs des différents termes, c'est-à-dire dans le tracé de la courbe de possibilité ; mais il ne faudrait pas perdre de vue que, pour exprimer la probabilité d'une valeur particulière de n, on doit multiplier l'ordonnée correspon-

dante par [] , fraction d'autant plus faible que m est

plus considérable.

D'après le théorème deBernouUi, quand m est trèsgrand, la majeure partie de la somme des probabilités se trouve dans le voisinage de la probabilité maximum,

pour laquelle n = -. On peut donc, dans l'équation S de la courbe de possibilité, considérer en général n

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aussi comme très-graud, sauf à n'avoir pas égard aux branches de la courbe éloignées de Tordonnée maximum.

, Téquation (1)

devient

c'est-à-dire qu'elle représente la suite des nombres de combinaisons qu'on peut former avec m élémeirts pris successivement là 1, 2 à 2. .. m km. Or, l'expression

est formée au numérateur et au dénominateur du produit d'une suite de nombres entiers consécutifs. Les produits de l'espèce s'évaluent au moyen d'une formule de Stirling qui, si le nombre extrême est considérable, se réduit à :

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