PRATIQUE DES CALCULS
§ 172. — Il est facile de juger, d'après l'exposé qui précède, de la haute utilité de la méthode des moindres carrés, et des précieuses ressources qu'elle offre dans un ordre très-étendu de questions. Pourquoi donc son usage est-il si peu répandu? Cette espèce d'anomalie s'explique, à notre avis, par les calculs longs et pénibles qu'exige son emploi, et par l'aspect compliqué sous lequel on présente souvent ses formules. Ces deux inconvénients sont réels : aussi, les plus grands géomètres de l'Allemagne, Gauss, Jacobi, Encke, Bessel, etc., n'ont-ils pas dédaigné de descendre, à ce sujet, dans de minutieux détails, pour chercher les moyens d'abréger ou de régulariser le travail. Le calcul devient ici un élément essentiel, plus qu'il ne Test dans aucune autre espèce de questions.
Grâce aux notations de Gauss, les formules littérales sont aujourd'hui aussi simples qu'élégantes ; mais leurs applications numériques sont encore très- laborieuses. Cependant, ici comme en toutes choses, les premiers pas sont les plus pénibles, et tel calcul, qui paraît effrayant dans les commencements, se simplifie à me-