PRÉCEPTES SUR LA CONDUITE DES CALCULS
sure qu*on le pratique, jusqu'à s'exécuter en quelque sorte mécaniquement.
Un point très-important pour, le calculateur qui veut opérer promptement et avec une exactitude suffisante, c'est de choisir une table de logarithmes convenable : j*entends par là qu elle ne doit pas renfermer plus de décimales qu'il n en faut ; car les tables volumineuses sont longues à feuilleter. Encke, qu'on peut citer comme Tun des calculateurs les plus habiles et les plus expérimentés de notre époque, dit à ce sujet : « Les « durées d un même calcul, fait avec des tables à 7, a 6 ou 5 décimales, sont comme les nombres 3, « 2, 1. »
Quand on s'arrête à la minute dans le calcul des angles, et à 1/4000 dans celui des longueurs, des tables à 4 décimales sont suffisantes. Elles doivent aller à 5 décimales, si Ion veut avoir les angles exacts à 5" près, et les longueurs avec l'approximation de 1/40000 — 6 décimales donnent presque sûrement la demi-seconde, et 7 décimales le vingtième de la seconde.
Un bon calculateur doit bien connaître la théorie de la question qu'il entreprend. Lorsqu'il s'en sera suffisamment pénétré, il distinguera avec tact ce qui est essentiel de ce qui ne l'est pas ; ce qui est indispensable à la rigueur du résultat, de ce qui ne conduirait qu'à une exactitude apparente et illusoire.
L'ordre, la division du travail facilitent singulièrement les calculs les plus compliqués. Les calculateurs exacts peuvent en général travailler longtemps sans
fatigue, parce qu'ils introduisent dans la conduite de leur travail une régularité déjà nommée mécanique.
Evitez de faire des opérations de tête^ à moins que vous n*ayez pour elles une aptitude particulière. En général, il sera plus sûr, et par conséquent plus court , décrire tous les calculs que vous avez à faire.
Donnez- vous des moyens fréquents de vérification, surtout dans les commencements d*un long calcul : c'est alors que les erreurs sont les plus communes et les plus fâcheuses.
Enfin, faites d'une seule traite chaque genre d'opérations. Ainsi, consacrez plusieurs heures, s'il le faut, rien qu'à former les canevas de vos tableaux numériques ; puis, transcrivez tous vos logarithmes ; une fois occupé à calculer, effectuez tous vos calculs (ordinairement ce ne sont que des additions et des soustractions) ; enfin, ouvrez de nouveau les tables, pour chercher tous les nombres correspondants aux logarithmes calculés.
La solution d'une question par la méthode des moindres carrés comporte, en général, quatre parties distinctes : on doit
Y Déterminer les indices de précision, A, h\ A".,, et multiplier par eux les équations primitives ;
2^ Établir les équations du minimum, ce qui exige le calcul des coefficients sommatoires ;
S"" Éliminer les inconnues, ce qui exige le calcuAles coefficients auxiliaires ;
4^ Enfin, calculer les poids des inconnues.
Nous allons entrer dans quelques développements