DÉTERMINATION DES INDICES DE PRÉCISION
«* croyons-nous, que la stricte observance de cette « règle qui puisse bannir tout arbitraire de nos caltf culs. D'ailleurs, si les observations faites par des « circonstances très-favorables présentent souvent un « remarquable accord, il arrive aussi parfois que cet « accord n'est pas plus grand que pour le cas de cir- « constances défavorables. Il semble que le temps plus « long que Ton emploie, et que Ion doit employer aux ^ observations dans ce dernier cas, compense en grande ^ partie les influences extérieures ; et que souvent cer- « taines causes d'erreur, dont l'observateur ne se doute « pas, n'ont pas moins d'action que celles qui se manitf festent ouvertement à lui. »
Quand on n'est pas libre de choisir les circonstances, comme cela arrive dans la plupart des observations astronomiques, il vaudra mieux, dans les modifications à apporter aux grandeurs A, faire trop peu que trop. Si l'on ne juge pas certaines observations assez douteuses pour devoir être rejetées, il ne faut pag leur accorder des poids tellement faibles, qu'elles soient pour ainsi dire annulées par le fait. En ne laissant ainsi varier les h que dans d'étroites limites, on aura du moins l'avantage de n'altérer sensiblement ni les observations ni les conséquences qu'on en tire ; car, il faut le dire, cette altération se fait rarement avec une entière bonne foi ; et l'on ne saurait trop se défier de la tendance ordinaire, et pour ainsi dire instinctive, qui entraîne l'observateur et le calculateur vers les résultats qui paraissent leur oifrir le plus de concordance.
THtoRIE DES PROBABILITÉS.