‹ Calcul des probabilités et théorie des erreurs avec des applications aux sciences d'observation en général et a la géodésie en particulierChapitre 35 sur 167 · DES CAUSES · texte numérisé non relu

DES CAUSES

soit d*après des lois déterminées, soit sans aucune loi apparente. Parmi les causes variables, il importe surtout de remarquer celles qui ont un caractère de périodicité.

Les causes accidentelles ne se manifestent que fortuitement et agissent indifféremment dans l'un et l'autre sens.

Si l'on apprécie les causes sous le rapport mathématique, la cause constante a pour elle un certain nombre déterminé de chances, une probabilité fixe.

La cause variable a pour elle un nombre variable de chances , et par suite une probabilité qui peut osciller dans des limites plus ou moins larges.

La cause accidentelle n'a pas, à proprement parler, de chances en sa faveur ; mais elle influe sur l'ordre de succession des événements.

Cette manière de subdiviser les causes revient à reconnaître des lois absolues, d'autres intermittentes et d'autres simplement circonstancielles. Notre but n'étant pas d'approfondir les questions de statistique, nous n'examinerons pas quels avantages cette division peut présenter ; nous ajouterons seulement qu'elle est presque généralement admise K

§ 73. — Quand on recherche les lois numériques de la reproduction d'un phénomène, il faut d'abord déter-

* La plupart des auteurs .allemands n*admetlent, dans les sciences d'observation, que deux espèces de causes : 1^ Constantes ou régulières {cansiaiUe oder regdmdssige Ursachen); ^ fortuites ou irrégulières {zufSUige oder unregelmâssige).

178 THÉORIE DES nOBABILITÉS.

miner la valeur qui, considérée seule, représente le mieux ce phénomène dans sa généralité. Cette valeur doit être affranchie de Teffet des causes irr^ulières qui le diversifient accidentellement, de façon à exprimer en quelque sorte objectivement sa mesure la plus exacte.

A nos yeux , la valeur ainsi définie est la moyenne arithmétique de toutes les valeurs observées, supposées en très-grand nombre. L*idée de cette propriété de la moyenne est pour ainsi dire instinctive, car il n'est pas possible de la démontrer mathématiquement. Cependant, si Ton admet à priori que Texpression cherchée du phénomène est une quantité déterminée intrinsèquemont, la moyenne d'un très-grand nombre d'observations se rapprochera indéfiniment de cette quantité. En oiTot , les causes perturbatrices n'ont en général qu une action rolativcment peu considérable, et les faibles ^cAïiii quVUos prodiiisenl dans les deux sens, en plus c\ on moins, tondent à se compenser, à moins qu'il n o.\isio uno ou plusieurs causes prépondérantes qui nîtoTY^nt sysiioniatiquement les valeurs normales. Alors mojïïO, si lo pLonomèno so produit réellement tel quoa lo conçoiu por,r fiùro disparaître l'effet de ces causes, il suffii do con5iidc>roT un nombre plus grand d'observalions, car lour aciion no pom se prolonger, si elles ne foni pas pariio imo-cranio du phénomène.

E suiî do cono rojiiArqno qu>Ji général une moyenne iSl xme ^iàgnifirMinon roo.yio (juo si die résulte de la confiineraiinn fan très-XTrand nombre de Taleurs pariicu- IkrfiR. Iians la pr<nï.ique, ce nombre peut souvent être

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