‹ Calcul des probabilités et théorie des erreurs avec des applications aux sciences d'observation en général et a la géodésie en particulierChapitre 63 sur 167 · ES LOIS DE LA POPULATION · texte numérisé non relu

ES LOIS DE LA POPULATION

e la population est donc alors une logas laquelle les abscisses et les ordonnées BspectiTeoient les temps écoulés et les irrespondantes ; l'ordonnée à l'origine

: l'équation (4), et désignant par M le iquel il faut multiplier les logarithmes ■ les convertir en logarithmes vulgaires,

ap<,Logl0.10"' = ^p„.«"'==^-

t une seconde fois, on trouve

' que la courbe tourne constamment sa

l'axe des abscisses.

nt, avec Malthus, que p devienne 2p,

ient t -f 25, l'année étant prise pour

équations

îp = 2po.10"' .... (4')

2 = 10*^ ; o = ~ lofç 2 = 0,0«0412.

rouvée plus haut

plaçant les infiniment petits dp, dt, par •ès-petites Ap, Ai,

Bt*

et si Ton prend A< pour l'intervalle (fune année,

^ mesure donc ce qu on peut appeler l'énergie avec

laquelle la population tend à se développer naturellement. Aujourd'hui» dans toute l'Europe, le coefficient - va sans cesse en s'affaiblissant.

§ 90. — On peut faire une infinité d'hypothèses sur

la loi d'affaiblissement de ce coefficient -. La plus

simple consiste à regarder cet affaiblissement comme proportionnel au rapport de l'accroissement de la population normale Pq (c'est-à-dire de celle qui existait au moment où les causes restrictives du développement naturel ont commencé à se faire sentir) à la population existante. L'excédant jt> — Pq est la population nommée parfois surabondante.

Dans cette hypothèse, l'équation

dp ^a

deviendra

dp a nf^"^^ pdt M \ p

n dénotant un coefficient numérique. On en tire

M dp ap — np + nPo nPo — (n — a)p

dt p

faisant n — a = mj nPo

dp

m P, il vient

mp — P

DES LOB! DE LA POPDLATION.

M CJP M

mJp-P n

)s un logarithiqe népérien par Log et un Igaire par. log.}. — On obtient donc en

t -f Consl. — log (p — P).

ainer la constante, supposons que pour I =Po; iï viendra

Consl. = log (po — P),

lent

■^jlog(Po-P)-log(p-P)j;

lutre forme,

;(P-p) = log(P-p,)->ni .... (6)

de la population, c'est-à-dire celle dont lurait le temps pour abscisse et la popuîndante pour ordonnée, est donc encore ique. En mettant son équation sous la

Dur l'ordonnée finie

t <= 00 : cette logarithmique a donc une allèle à l'axe des abscisses, et qui s'en quantité P, égale à la population rnaxi^

.'1:* 'Ta' ,

ït^ ■■

THÉORIE DES PROfiÂfilUTÉS.

Nous ne considérons pas ici la période de temps qui correspond à laccroissement en progression géométrique. Si on voulait la comprendre dans une courbe

totale, celle-ci se composerait» de deux logarithmiques, se raccordant au point qui a pour ordonnée Po, et dont la seconde serait placée inversement à la première, par rapport à Taxe des abscisses.

Je dis quelles se raccordent, car l'équation de la première logarithmique donne, pour jp = Pq,

et Téquation (5) fournit, dans la même hypothèse,

dp a P« — nPo

dt

nPo a ~ =gPo.

Ces deux courbes ont donc une tangente commune au point dont l'ordonnée est Pq. Leur ensemble donne la figure ci-contre. La population des États-Unis pourrait être regardée comme parcourant encore la branche AB; celle des contrées de l'Europe est depuis longtemps sur la branche B C.

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