Résolvons l'équation de récurrence pius générale
Ak 9(/i-i-K )-hA K i 9 {/ï-i-K— 1 )-+- . . . -f- Al 9 (/z-h I )-f- Ao <p (/î) = o,
où les A sont des coefilcienls constants. C'est une équation aux différences finies, linéaire et à coefficients constants, dont l'intégration rappelle celle des équations différentielles linéaires à coefficients constants.
Supposons qu'on ait trouvé K solutions 9, (/?), 9., (/i),..., 9k (^), (le telle sorte que
Nous aurons encore une solution en posant
En effet, multiplions le 1 précédent par a,, et faisons la somme des termes obtenus en faisant varier i.
^ai^kg(ifi{n -h g) —^K^^ai^s^A'i H- q) - o.
Si 9,, 92, ..., 9k sont linéaire^nent indépendants, on aura ainsi la solution générale. Supposons, en effet, que ce ne soit pas la solution générale; alors
cp ( /i ) = «1 9i H- «j 92 -h . . . -t- aK 9k -H '^^•
Je vais choisir a,, a,, ..., «k de façon à satisfaire au sys-
i 70 CHAPITRE m.
Itème suivant
cp(o) r= a,cpi(o) -h «292(0) -h. . .H- aKcpK(o), <p(i) =ra,cp,(i) -ha.>cp2(i) 4-. . .-f- ahCpK(i)» i ,
9(K — i) = aicp,(K — j) -f-a2 92(K — i)-h. ..-haK9iv(K — i).
Ces K équations linéaires déterminent a,, a,, ..., ««, à condition que leur déterminant soit différent de .^éro, ce qui aura lieu quand 9,, cp2, ••., 9k seront linéairemeijt indépendants. Dans ce cas, on aura i
et par suite la relation suivante
AK^(/i+K)H-AK.-i + (/?-t-K— i)-f-...+Aii];(/Jt-hi)+Ao^(/i) = o.
Jefais/i = o, tous les termes s'annulent sauf Ak<J^ (K); donc ^ (K) est nul.
Si je fais n:= i, ^ {K -hi) est nul, ....
Donc d> (n) est identiquement nul, et o{n) se réduit à «icpi-h «292 -H. ..H- aK9K- Ainsi, il suffit de connaître K intégrales particulières linéairement indépendantes pour connaître l'intégrale générale.
Pour trouver K intégrales linéairement indépendantes, je pose 9 (/i) — (3". Alors
Ak(3"^'^+ Ak . 1 jS"-^»^-' ^ . . . H- Ao(i«=: o
ou
AKi3'^-+-AK-ip'^-' + ...-+-Ao=:o,
d'où K valeurs particulières de (3, et par suite K intégrales particulières.
11 se présenle une exception, quand l'équation en (3 offre
L ESPKRANri: MATIIKMATIQUR. 71
des racines multiples, par exemple, une racine double,
j3, = |32; eu faisaul varier les coefficients d'une manière
coulinue,il peut arriver, eu effet, ()ue deux racines deviennent
égales. On n'a plus alors K solutions.
3" — 6" 3J et iSj sont des solutions; '-^ ^<'st une combinaison
Hl " p2
linéaire, et, par conséquent, une solution. Quand [3i tend vers
|3j, par raison de continuité, on a encore à la limite une
solution. Cette limite s'obtient en ditTérentiant, |)ar rappori
n 3""' à 3, les deux termes du rappori, ce qui donne — — — ;
n^"'^^ ou, si l'on veut, n ^" est donc une nouvelle solution. Avec une racine triple, on aurait en outre n^ p", etc.
30. Appliquons cette rèj^le au problème (pii noiis occupe, c'est-à-dire à, l'équation (i) du paragrapbe :28. Faisons 9 (A^) — 3": il viendra
OU
Cette équation du second degré a une racine évidente, (3=1; l'autre est — - — : c'est celle valeur (jue nous appellerons désormais 3. Les deux solutions [3'^ et i donnent pour la valeur générale de 9 (//)
Les conditions limites tlonnent les deux constantes arbitraires
cûin)—^ II-.
d'où et
?(«)=Lp.- ■ . .,-
Celle expression devient iilusoire, si l'on suppose (3=1. Quand 3 = ^^P — ^^ ^^ j'^u serait équitable. On cherche la vraie valeur de cp(/z) par la régie de l'Hôpilal
Trois cas sont à considérer :
1° (3 > 1. Le jeu est avantageux à A, /)> I — ,
2° (3 = 1. Le jeu est équitable,/? = i — /;, , . .ç — /i
3° (3< I. Le jeu est avantageux à B, />< i /?,
La probabilité pour que B se ruine est K~~ • Pour avoir la probabilité pour que A sa ruine, on permute p et i — ;?; (3 se change en g et n en m. On trouve donc
l'espérance mathématique. 73
c'est-à-dire