‹ Calcul des probabilitésChapitre 11 sur 119 · LES LOIS DU HASAUI). XV · texte numérisé non relu

LES LOIS DU HASAUI). XV

que les coups possibles avec deux des. Chaque goutte de pluie tombant sur le carré représente un coup de dés. Le hasard, dans les deux épreuves, décide entre les mêmes points. A la fin de la journée, la pluie a également mouillé les 36 cases, les dés ont amené les 36 points également : où

est la différence ?

Rien ne manque au rapprochement et le même tempérament est nécessaire aux deux assertions trop précises. Il serait fort étrange que les pavés, quoique mouillés également, n'eussent pas reçu dans le cours d'une journée quelques centaines de gouttes en plus ou en moins ; de même, sur quelques millions de coups de dés, quelques points se montreront sans doute un peu plus, d'autres un peu moins souvent.

Les rapports sont certains, non les différences, et c'est malheureusement la différence qui ruine. On joue loo parties à un jeu de hasard, l'enjeu est 20*^'' ; il est peu probable, mais possible, que Ton perde 65 parties. La perte de 3o louis représente 3o pour 100 du nombre des parties jouées.

Au lieu de 100 parties, on enjoué loooo; une perte de 3o pour 100, c'est-à-dire de 65oo parties, doit être tenue pour impossible. 5 i5o parties perdues supposeront, d'après le calcul, une fortune aussi adverse que 65 sur une série unique de 100 parties; la perte correspondante, 3oo louis, représente 3 pour 100 du nombre des parties jouées.

Sur I million de parties, une perte de 3 pour 100 supposerait, contre les lois du hasard, un dérèglement qui jamais ne s'est vu; 3 pour 1000 représente une chance défavorable équivalente à celle des deux hypothèses précédentes. Trois parties sur 1000, pour i million de parties, feraient une perte de 3ooo louis ; un jeu égal devient à la longue dangereux. Non seulement les lois du hasard permettent la ruine B. b

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