I. ESPÉR/VNCE MATHKMATIOUK
Quelle est la probabilité pour que A partage l'injeu avec i — • joueurs déterminés? Ces i — i joueurs doivenlamener le point K, les n — i autres un point inférieur à K. La probabilité cherchée est donc une probabilité connposée, le
produit fie (^ ) par ( — ^^)
Ainsi la probabilité pour que Apanage avec i — i joueurs
déterminés est ^^^^ Onpeutformerautantdegroupes
de ^ — I joueurs qu'il y a de combinaisons de n — i lettres
i— 1 a i— i,so)l — -T-— i — -T-
Chacune de ces combinaisons donne à A la probabilité ci-dessus, et le gain correspondant est -r; l'espérance mathématique de A est
(a — 1)1 (K-^i)"-^ n ni (K — i)"-'
{i — i)l{n — i)\ 6"-' i~il{n — i)\ 6"-'
Il faut faire la somme de ces espérances mathématiques depuis i=r I jusqu'à i=n, ce dernier cas étant celui où l'enjeu est partagé également par tous. Or
2 m ilin —
ni (K — 1)«-'
{n — i)l 6''-> est le développement du binôme
à part le terme qui correspond à /=o, soit
6"- L'espérance mathématique est donc
27. Paradoxe de Saint-Pétersbourg. — La théorie de l'espérance mathémalique a donné lieu à ce paradoxe célèbre. Paul lance une pièce de monnaie; si elle retombe pile, il paie i^'à Pierre et la partie est terminée; si elle retombe face, on recommence. Si au deuxième coup on amène pile, Pierre reçoit 2'' et la partie est terminée; si l'on amène face, on recommence. Au troisième coup, Pierre recevra ^'% ou bien la partie continuera, et ainsi de suite. Si la pièce présente face n fois de suite et que le (^n -h i)" coup soit pile, Paul paie 2" francs.
Quelle somme doii donner Pierre à Paul au commencement de la partie pour que le jeu soit écjuitable? En d'autres termes, quelle est l'espérance mathématique de Pierre?
La probabilité d'amener pile au premier coup est -; l'es-
perance correspondante est- La probabilité d'amener face au premier coup, puis pile au second, événements indépendants, est une probabilité
composée, -r- L espérance mathématique est j X2=--
Au troisième coup, cette espérance est - x 4= -•
Au «« coup, —— r X 2" = -
Tous les termes de la série sont égaux à-; l'espérance
mathématique de Pierre est infinie : il n'achèterait jamais trop cher le droit déjouer.
On a voulu expliquer ce paradoxe de plusieurs manières. Paul n'est pas infiniment riche, a-t-on dit : sa forturve est comprise, par exemple, entre ip et 2P-*-^ ; si l'on amène pile au (/? -I- i)* coup, il devra 2^ francs et pourra payer; mais, si