‹ Calcul des probabilités. Rédaction de A. QuiquetChapitre 20 sur 100 · L'ESPÉRANCE MATHÉMATIQUE · texte numérisé non relu

L'ESPÉRANCE MATHÉMATIQUE

l'on amène pile au coup suivant, il devra 2/'+' francs, et sera insolvable. Pierre ne peut donc toucher que 2" francs: son espérance mathématique devient

--1-7X2+ g x4+...-(- -~ '2P^. 2P-i — iP-h

La série devient

p-^i termes sont égaux à -, le reste a pour somme--

l'espérance mathématique est

jp -t- I I /? -f- 2 2 2 ~~ 2

Si la fortune de Paul est, par exemple, d'un milliard, on pourra faire p = 3o, et l'espérance mathématique de Pierre

Sa ^ ^ sera — = ib. On voit qu elle se réduit considérablement.

On a dit aussi que le plaisir de gagner i ooof'^ est plus grand pour celui qui n'a rien que pour le millionnaire; que le plaisir de doubler sa fortune est indépendant de cette fortune.

Le plaisir, quand on possède une fortune x, de gagner une somme h, sera mesuré par

log

On a remplacé l'espérance mathématique par l'espérance morale.

p/i étant la probabilité de réaliser un gain h, l'espérance

morale sera

^Ph^^S

ou

- lOïr \- -7 lOg h ... H -—7 log

pour le paradoxe de Sainl-Pélersbourg, Cette série est manifestement convergente.

28. Ruine d'un joueur. — Deux joueurs, dont l'un, A, .possède m francs, et l'autre, B, n francs, jouent à i""' la partie et poursuivent \q\^\i jusqu'à ce que C un des deux soit ruiné. La probabilité pour que cet événement se produise »era une fonction de m et «, cp(/«, n), et comme la somme des fortunes, m -^r n =s, est une constante, f sera fonction de s et n, c'est-à-dire de n. Appelons <^{n) la probabilité pour que B finisse par être ruiné : nous supposerons ici (lue les conditions ne sont pas équitables.

Si A, à chaque partie, i\ la probabilité p de gagner, B a la probabilité i — p.

On joue une partie nouvelle. Deux hypothèses se présentent : A va gagner et B aura (n — lY'; B gagnera et aura {n+ i)f'-.

9 («) comprendra donc la probabililé pour que B perde cette partie et finisse par être ruiné, soit/? cp(« — i), et aussi la probabilité pour que B, gagnant celte même partie, finisse également par être ruiné, soit (i — p) 9 («4- i).

(i) :p{n) =pcf{n —i) -\-{i—p)<p{n-i-i).

Cette relation de récurrence servira à déterminer 9 («)• Il faut, en outre, connaître les conditions limites.

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