pq I
^ Iis/t:
52. Nous avons cherché la valeur asymptotique, pour très grand, du terme
en supposant a j= mp -+- ï. \/m. Cette valeur asymptotique de «« est
^2nmpq
APPLICATION DE LA KOHMULK I)K STIRLINO. 99
Cherchons, maintenant, la valeur asymptotique <lo «« pour a = me.
On trouve, en comparant les deux expressions de a,
X = (e —p.) \fnî.
On pourrait donc être tenté de croire que la valeur asymptotique est
e *P7 sJi-Kmpq
mais cette expression est inexacte.
La valeur exacte de !/« est
al (m — a) I '
Si m et a sont très grands, l'expression asymptotique de ua est
m'"e~'" y/a nm
a ^m-OL
a«e-=' y/aTra (m — «)'"-« £^-('"-a) y/27r(/?7 — a)
Le rapport de ces deux expressions de «« tend vers l'unité, toutes les fois que m el m — oc. augmentent indéfiniment,
et qu'on a
et ^ tm,
e tendant vers une valeur finie.
Je vais simplifier l'expression asymptotique de Wa
(x'^{m — a)"^-'^\ 2 7ra(m — a)
Soit (xz= em; je pose
m — a r= e'm, d'où
lOO CHAPITRE V.
L'expression asymplotique devient
el, comme m'" =r m'"' x m"»^'
')'"^'V 2 7rmee''^'"'^'^''
\ me J \mt' ) y i-nmtt'
Soit.
alors
53. Je dis que A est toujours plus petit que i. £, £ restant constants, je fais varier p el q, en les laissant liés par la relation.
Quel est le maximum de A?
Ce maximum a lieu quand/)^^'^' est maximum, c'est-à-dire quand p Qi q sont proportionnels à leurs exposants :
Ainsi le maximum sera atteint quand
/? = £, p=t', et alors
Le raisonnement suivant nous fera d'ailleurs mieux connaître les variations de A.
6k. Je vais supposer/? et q constants et faire varier £elf'.
APPLICATION DE LA FORMULE DK STJULING. IOI
Pour cela, je considère
log— = e log - -H £ log--
Comment varie ce nombre? Je prends sa différenlielle
totale
de log - + ds' log \- de-h ds' :
elle doit s'annuler pour qu*il y ait maximum. Mais e, e' ne sont pas indépendants. On a
dî-\-
Do
ne
logi
=rlog-,
p-hrf
Le
maximum sera atteint
pour
et ce maximum sera égal à l'unité.
Comment variera A? Je fais e = 0, A est égal à q; je fais 6 =: I, A est égal kp.
A part de q, croît jusqu'à i pour £=/>, puis décroît jusqu'à p.
55. Là formule qui donne une valeur approchée déni est ni z=n''e-''\/7iF{n).
F {n) tend vers une limite, y/ârr, quand n augmente indéfiniment,
(n-Hi)l = (n-4-i)«-^'e-<''+«V'^-t-' ^i^ + 0-
On en tire
Il s'agit de savoir si F (n) va en croissant ou en décroissant avec n, c'est-à-dire si le logarithme du premier membre est positif ou négatif.
Je divise le second membre par n -+■ -: il reste
logl '-f-^ ]•
Je pose n — — et je considère la fonction
<fix)~ — l0g(l -HX),
c'est-à-dire
îC -f- /,
(p (n) est-il positif ou négatif? a: varie de o à i, Pour X =i o,
<p(o):=o; pour jr = I,
9(0= ^ — loga.
Comme logî = 0,69. . ., 9(1) est négatif.
APPLICATION DE LA FORMM.E DE STJRLINC. 1 0.1
Il faut voir si la dérivée s'annule;
{.T ■+■ 2)"- JC -1- I
(jr+'.>. )^ X -f- I (,r 4- i) (a- -t- ?. )*
Le dénominateur est toujours positif; le numérateur est égal à — j?'. Donc 9'(^) est toujours négatif, par conséquent <p (a;) décroît; donc elle reste négative et
F(«-+-i)<F(rt).
Si
n z=: i, ni ■= i^ et l'on a
i = e-'F(i), c'est-à-dire
On a aussi
F(00 ) := s/lu.
F (n) va toujours en décroissant, mais la décroissance n'eal pas très grande, car
e=r2,8,., et V'sTr = 2, 5. . . . 56. Écrivons la valeur de ««,
* ■ a«(m — «)'«-« ^ ^ V or(m — «) F(a)F(m - zj
Il s'agit de trouver une limite supérieure de cette expression. D'abord
¥{m) < F(m — a), donc
Ff:ç)F(m -a) F{oc)
Or-=- — esi lui-mêmepluspetilque— = ; la valeurasymp* toiique de u^ est en même temps une limite supérieure.
57. Quelle est la probabilité pour que a soit plus petit que em?
Cette probabilité, II, est
Ilrz: «0-4- </,+-. . . -r- «p.
avec
[3 < £/«, [3 -^ I ^em.
Je suppose
Je vais d'abord écrire «0, «,, ..., «p vont en croissant.
Nous avons une limite supérieure de wp-^; si donc
ou
A '" \lTm
Soit maintenant Alors
P -H I >em.
11 s'agit de trouver une limite supérieure de u^\ je pose
APPLICATION DB lA POnMUt.R TtE 8TIALING. 105
Si — était éîçal à £, on auraii
"'^<[^[^)Y \hw^\
Or, A est une foncUon de - qui va en croissant avec e, jusqu'à f = />, el<p(£)>9(j-j.
Comme il s'agit d'avoir une limite supérieure,
ttft< A'"4/ 3-
D'ailleurs p est supérieur à zm — i,
Donc
Pour en revenir à H, inférieur à ap ((3 -♦- i), nous remarquerons que |3 H- I est lui-même inférieur à £m -h i ; et nous arriverons finalement à une formule un peu plus compliquée que pour tm entier :
tm entier, Il < A'
fTrn
itier, n<A"'i/ —
tm non ent ~ " ' '
Ainsi :
La probabilité pour que a soit plus petit que e/n, si e est plus petit que />, est toujours inférietire à l'une ou l'autre quantité que nous venons de calculer ci-dessus.
Cette probabilité tend vers zéro quand m croît indéfini-
i06 CHAPITRE V. - APPLICATION DB LA FORMULE DE STIBLINC.
ment, pourvu que t<p. C'est le théorème de Bernoulli, qui peut s'énoncer encore ainsi :
La probabilité pour que oc soit compris entre mp{i-B) et /n/>(i + 9) tend vers l'unité quand, 0 restant constant, m croît indéfiniment.