‹ Calcul des probabilités. Rédaction de A. QuiquetChapitre 55 sur 100 · LA THEORIE DES ERREURS ET LA MOYENNE ARITHMETIQUE · texte numérisé non relu

LA THEORIE DES ERREURS ET LA MOYENNE ARITHMETIQUE

La valeur probable de z est

/ -2i'(^)9(a?,,s)(p(Xj, z). . .<p(j;„, 3)rfz

/ ^1^(2) (p(x,,s) <p(x,, 5) ... 9(x„,s) rfc

(Les deux quantités sous le signe / ne diffèrent que par le facteur z qui figure en haut.

Il faut choisir 4^ et qp de façon que cette valeur probable soit la valeur moyenne

114. Pour cela, je suppose que p observations aient donné le résultat x, ; p autres, le résultat x^\ ... ; enfin, les^ dernières, le résultat :c„. C'est un même nombre /?, et je le suppose très grand.

Les deux intégrales porteront sur p facteurs égaux à 9(j?,% z), sur/? facteurs égaux à 9(0?,, a), .. ., sur/? facteurs égaux à <p(ir„, z).

Je pose

Il s'agit de vérifier que

z^f\z)^P dz

X^-\- X^-^r . . .-A- Xn

'if{z)^P dz

Cette égalité devra avoir lieu quelque grand que soit/>. p. la

Si, au lieu de deux / , nous avions le rapport de deux / > nous aurions à considérer le rapport

a,X^-Hg,X^ + ....-h<7„XP 6,X?-f-6,XÇ-h...+ 6„X^'

où les X,, X,, . . . , X„ seraient fonctions des x,, a:,, . . . , x„ et les «1, a,, . . ., a„, 61, bi, . . ., b„ des fonctions de z.

Je suppose positives toutes les quantités X. Quelle est la limite de ce rapport quand/? croît indéfiniment? Soit X/ la

plus grande des quantités X : la limite sera y--

En effet, ce rapport peut s'écrire

iH^r

Toutes les fractions ^sont plus petites que i, sauf une

seule, celle qui correspond à k = i.Donc, quand/? augmente indéfiniment, le rapport considéré a bien pour limite -p- Etendons ce résultat aux intégrales

l(pi{z)*pPdz et j Oi{z)<S>f'ciz;

9,(3) joue le même rôle que a,, et <fî{z) que />,. Quelle est la limite du rapport de ces intégrales? Soil Zq la quantité qui rend <P maximum. Cette limite sera

c'est-à-dire ici

LA THEORIE DES ERREURS ET LA MOYBPfNB ARITHMÉTIQUE. 1 79

Cette quantité t, doit être la moyenne arithmétique.

145. Nous revenons à la même question que précédemment : * doit être maximum quand z est la moyenne arithmétique. Nous connaissons la condition pour qu'il en soit ainsi; c'est

<p(j?,,3)=r 9(ar,)eA'.'-^B,

les dérivées A' et B' des fonctions de z, A et B, étant liées par

A'2-hB' = o.

Oc.and on suppose que 9 dépend seulement de la différence z — :r,, sa dérivée logarithmique par rapport à z,

doit être du premier degré en z — a:, ; alors

A' et 0(j:,) sont constants.

Dans le cas général, c'est-à-dire quand on ne suppose pas que 9 dépend seulement de z — x^, il reste pour ©(a:,, z) trois fonctions arbitraires à déterminer : d'abord ^i^), que l'analyse actuelle ne permet plus de déclarer constant comme dans fe calcul de la valeur la plus probable; puis e{x,); puis A. Quant à B, il est lié à A par une relation.

116. Il s'agit de déterminer un peu plus complètement ces fonctions arbitraires.

Je vais supposer p observations donnant pour résultat or, : la moyenne arithmétique sera j;, ; alors

a> = 0(a:i)cAx.+B

ifto CHAPITRB X.

et Ton doit avoir

j zi\i{z)9Pdjs = a:i f^{z)^Pdz;

d'où

(s — ar, )(]/(«) e''<A''^'"rf2 = o.

Cette relation doit être satisfaite quels que soient/? et x,. Bp a pu sortir du signe / puisqu'il ne contient pas z, et nous ne pourrons le déterminer par celte condition.

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