‹ Calcul des probabilités. Rédaction de A. QuiquetChapitre 93 sur 100 · L'équation fondamentale est · texte numérisé non relu

L'équation fondamentale est

Faisons attention au degré de tous ces polynômes. Rappelons que : N, est de degré i — i ; F est de degré n; D, est de degré i; ¥' est de degré n — i ; R, est de degré n — i — i.

De l'équation fondamentale je tire:

Je multiplie les deux membres parxi^,

Je m'en vais évaluer ia somme des résidus dans les deux membres ; notons d'abord que pour ce calcul nous ne devons tenir compte que des deux fractions où F entre au dénominateur.

286 CHAPITRK XV.

Supposons ensuite que, dans une fraction rationnelle, le degré du nunnérateur soil d'une unité inférieur à celui du dénominateur, par exemple

A'jC'-h B'a:''-'-^. . .

cette fraction se décomposera en

Si je multiplie par x,

tendra vers lA, ou la somme des résidus, quand x croîtra indéfiniment, les autres 1 (c'est-à-dire celles où x — a entre au dénominateur à une puissance plus grande que i) s'annuleront.

Mais

xP

lim-TY-=o, pour x=oo,

si le degré de xP est plus petit que celui de 0- Donc : la somme des résidus sera nulle si le degré du numérateur est inférieur de plus d'une unité à relui du dénominateur. Considérons

le dénominateur est de degré n, le numérateur de degré n — I — i -h fj.. Si

n — I — i -*- [j.<Z n — i, c'est-à-dire

la somme des résidus sera nulle.

TlIKORie DB L'INTERPOLATIOX. 287

Ainsi, quand /jL est égal à o.i, ...,/ — i. la somme des résidus est irulle.

p 210. Quand on a affaire à la fraction rationnelle jr> que

Q n'a pas de racines multiples et s'annule pour x r^ a, le résidu pour x t= a est

Prenons pour a l'une des valeurs qui nous a servi à calculer/(j-) ; le résidu par rapport à a de

sera

a^[),{a)¥'{a) F'(«) ou

al»D.(a).

Ainsi, pourvu que /jl soit plus petit que i,

laV-l)i{a) = o,

la sommation étant étendue à toutes les valeurs de a,

a,, rtj, ..., a^.

H en résulte que, sî P,, est un polynôme quelconque

d'ordre i— i,

iP,,(a)D,(a) = o.

Prenons

P.-,= D*; alors

Cette équation est vraie pourvu que k soit plus petit que i.

Mais, comme rien ne distingue les deux indices, cette équation est encore vraie toutes les fois que k est différent de i.

Les polynômes de Legendre ont une propriété analogue; pour deux d'entre eujc

on a

v«v,rfT=o; '—1

ici, au lieu d'intégrales, on considère des sommes finies.

211. Nous voulons obtenir un polynôme d'ordre q plus petit que n — i, dont les coefficients seront choisis de telle

sorte que

2[A,-/(a,)P soit minimum.

Si/(a:) est un polynôme d'ordre ç, il peut toujours être roir sous la forme

/(x) = Co-f- C, D,(x) -\- C, D,(^) -h. . .-+- C^D^(x).

Il s'agit de déterminer les coefflciients C de façon à rendre minimum la somme des carrés

2(A-Co— C,D,-C, D,-... — C,Dy)«.

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