‹ Calculs pratiques appliqués aux sciences d'observationChapitre 29 sur 134 · SID · texte numérisé non relu

SID

. On aura une approximation semblable pour les sinus et cosinns

b c abc

de - et de -, puisque — » - et - ne sont autre chose que des

rapports numériques très-petits.

En appliquant ce qui précède à la formule

eosA =

cos cos - cos -

sin - • sm r r

on arrive au théorème de Legendre, ainsi Conçu :

, FOXMUI.ÏS APPROXIMATIVES. . . 69

Le triangle Sphérique très-peu courbe dont les angles sont A, B, C et tes côtes opposés a y b, c, répond toujours à un triangle rectiligne qui a les côtés de même longueur a, b, c, et dont les angles opposés

sont A — -x e , B — — t , C — -s, t étant l'excès de la somme des v ■ o S 3

angles du triangle sphérique sur deux angles droits.

On trouvera la démonstration de ce théorème, ainsi que d’autres approximations analogues, dans l’appendice qui termine la Trigonométrie de Legendre.

56. Une des applications les plus importantes de ces formules approximatives dans lesquelles on néglige les termes suffisamment petits consiste dans la recherche des niaxima et tninima.

•Soit • , 1 " - - •

et donnons à la variable x un accroissement quelconque A.r; la fonction y recevra Un . accroissement correspondant Ay, qui pourra quelquefois être négatif, mente si 1 x est positif. D’après le développement général de f\x 4 - Ax), nous aurons

Y ri- Ay —/(x) +f(x) Ax -f-

Comme y.— f {x.), il reste

Ay

Si Ax est infiniment petit, négligeons son carré et ses puissances supérieures, il reste à Ja limite

Ay = /'.{x) 4r.' *

Cette égalité fait voir que la fonction croît avec la variable si f[x) est positif pour la valeur que l’on considère, et décroît, au contraire, quand la variable augmente, si f [x) est négatif. Mais dans ces deux circonstances, il n’y a ni maximum ni minimum de y, car Ay change de signe avec A x, tandis que, si la quantité x donnait pour y une valeur plus grande ou plus petite que celles qui la précèdent et lu suivent immédiatement, 1 croîtrait avant et

après x, ou bien diminuerait avant et après.»-, c’est-à-dire que A y aurait le même signe pour ±Ax.

Cela est impossible, à moins que l’on n’ait

car, même sans regarder A.r et Ay comme infiniment petits et sans négliger complètement les puissances supérieures de Ax, ort peut concevoir que le. premier ferme donne son signe h tout le développement.

Supposons donc

il reste

A y — LA Zi A=X + — A 3 .T + • • • .

Ainsi Ay aura le même signe pour ± A et il y aura maximum ou minimum suivant le signe de J" (x). Si °> A y est

aussi négatif de part et d’autre de la valeur x, par conséquent y =/(x) sera maximum pour cette valeur x. Si, au contraire, f" (x)>o, A y est positif pour ±Ax; donc x rendra minimum la fonction y==/'(x).

Tout cela suppose que f" (x) n’est pas nul. Si l’on avait

en même temps que

ce serait maintenant le terme

qui donnerait son signe à la valeur de Ay, et comme ce terme change lui-même de signe avec Ax, on verrait, en répétant les raisonnements qui précèdent, que la condition cherchée serait

et qu’il y aurait maximum ou minimum d’après le signe de

On poursuivrait ainsi jusqu’à ce qu’on trouvât une derivee qui

' FORMULES APPROXIMATIVES b()

ne fût pas nulle; si elles l’étaient toutes, on ne pourrait rien conclure. Nous écartons également le cas dans lequel une ou plusieurs dérivées seraient infinies.

57. Nous venons de considérer les fonctions explicites, c’est-àdire celles qui sont de la forme y = /(x); on peut aussi trouver le maximum ou le minimum de y quand cette fonction est implicite, ce qui veut dire qu’elle est donnée par une relation de la forme ‘ •»

Nous avons trouvé qu’il y avait maximum ou minimum de y quand lim ~ — o, c’est-à-dire quand ~ = f (x) =; o. Par conséquent il suffira de différentiel' l’équation

ce qui donne

ou bien

, àx ' idf\

\Ty)

(ly * \ ,

Ainsi le coefficient différentiel — est égal au rapport de la déri-

dx y

vée relative à x avec la dérivée relative à y, pris en signe contraire.

La condition f'[x) = o revient donc à

df . df

— =o, ou bien a — = oo-.

dx dy

Cette théorie serait en défaut si les deux dérivées — ? ~~ étaient

dx dy

à la fois nulles ou infinies ; il en serait de même si l’une des deux se présentait sous la forme

o - oc * . .

. - ou — ,

o co

JO CUA.PITRK TROISIEME.

à moins que ces apparônces indéterminées ne pussent se réduire à des résultats finis.

Le calcul différentiel montrerait sans peine ce qu’il faudrait faire s’il y avait plus de deux variables explicites ou implicites. Soit

on trouve

du ±= - — dx ■ dx

fdy + fd*.

rir dz

et la condition, ou plutôt les conditions nécessaires pour que u soit maximum ou minimum, sont contenues dans les équations

dx

dr

dz

58. Nous prendrons comme exemple la question suivante"': Circonscrire à une sphère donnée un cône de volume minimum. Soient CD = R le rayon de la sphère, SD = x R la hauteur Fig. 3. du cône et AD le rayon de sa base. Le vo-

s. lu me dc .ce cône sera

V = - w (a: + R) AD ;

soit donc

' y= [x-y R) . AD . • ,

Soit sur SA la perpendiculaire CK = R : les triangles rectangles SAD, SCE sont semblables, puisqu’ils ont un angle commun en S,

.r SA

de plus , on a

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