DE L AIR
69. Pour connaître la densité d'un corps, on cherche son poids et le poids d'un même volume d'eau , lequel sera égal , d'après le principe d'Archimède , au poids du corps dans l'air ou plutôt dans le vide, moins le poids du corps dané l'eau. Ces deux éléments étant obtenus par un procédé quelconque , la densité est le quotient du premier poids par le second ; mais il faut corriger ce résultat du poids de l'air déplacé.
Soient P le poids du corps dans l'air, P' son .poids dans l'eau ,
I<j8 CHAPITRE CINQUIÈME.
et D = - — =p î soient encore p le poids réel du corps, supposé
pesé dans le vide, d sa densité véritable et a celle de l'air par rapport à l'eau : nous avons
car £ représente le volume du corps et -a le poids de l'air déplacé. Nous pouvons donc poser encore
De même , P — P' sera la différence du poids réel de l'eau , ^ r
et du poidf d'un égal volume d'air, ^a ; nous avons donc
et , par conséquent ,
On en conclut
D(l — «) = d— a et
rf=D(i-a)-f-a = D-a(D-r) (*).
On voit donc que la correction qu'il faut apporter à la densité du corps pour tenir compte de celle de l'air est égale à
L'expérience a donné à peu près
a = o,ooi3.
Cette valeur
rf=D — a(D — i)
a donc été obtenue sans rien négliger ; mais supposons qu'on ait voulu appliquer à la formule
( * ) C'est la densité du corps à la température commune de t deux pesées.
les principes du premier chapitre , on aurait décomposé de la ma* nière suivante :
I' — a 1 — a Mais , a étant très-petit ,
= <*(H-a) et = a (i + *) = *:
donc
D =d(x -ha) — a
et, par suite,