‹ Calculs pratiques appliqués aux sciences d'observation par m. Babinet et m. HouselChapitre 92 sur 136 · et A* = 0,l · texte numérisé non relu

et A* = 0,l

Ensuite, pour trouver une différence troisième, il faut faire quatre substitutions directes dans l'équation

On posera donc les valeurs de x,

ce qui donnera

jro= l > jr, = — o,233, ^= — 0,408, 73= — o,n3.

On en conclura

Ajo = — 1 , a33 , A' y\ = 1 , o58 et ù?y 9 = — o ,588.

On connaît d'ailleurs

A 4 7o= 0,168, valeur constante.

D'après cela on forme le tableau suivant, comme nous allons le

voir.

0,1ÔÎ , 0,l68

Nous avons donc obtenu , par ces qnatre substitutions directes, la ligne horizontale

qui correspond à

x 99 r», Aj t , A 2 r„, A*r„ à*J*,~

et qui suffit pour trouver les résultats des substitutions de 0,4, o,5, etc.; voici comment il faut faire pour les obtenir. Ajoutez

a*j% = o , 168 avec a 3 > t = — o ,588,

vous aurez

que vous ajouterez encore à

1 quantité connue par les substitu lions v , ce qui donne

Ajoutez encore

(quantité également connue), ce qui donne

Ara = o,345; enfin , ajoutez

^3= —o,n3, vous avez

Xa = o,232 pour x 4 = o,4-

On ira ainsi jusqu'à

y l9 z=zi pour .r, =i,

en faisant toujours usage de la formule

qui provient de la définition des différences contenues dans l'expression

La séparation des quatre racines étant obtenue entre o et i , il n'y a pas lieu de faire remonter le tableau au delà de x = o ; d'ailleurs on savait d'avance qu'il n'y avait pas de racine négative. Cependant, afin de montrer comment on pourrait faire remonter le tableau , si cela était nécessaire , au delà de la première ligne horizontale, nous allons calculer /, pour #, = — o , i .

Remarquons que si l'on connaissait A 3 j, , on le retrancherait de A 3 j pour avoir A 4 /, , que l'on sait d'avance être constant et égal à o, 168 ; on aurait donc

et réciproquement

Suivant toujours le même ordre oblique, on aura

en retranchant — 0,756 de A 7 jr = 1 ,o58, c'est-à-dire en ajoutant 0,756. De même 1 ,8i4 retranché de — 1 ,233, donne

Aj, = — 3,o47;

et enfin , — 3 , <>47 , retranché de r # = i , donne

On trouverait de proche en proche les lignes horizontales supérieures , si cela était nécessaire.

88. Pour séparer les racines, si Ton n'y était pas déjà parvenu, ou pour approcher davantage de ces racines, il faut maintenant, comme nous l'avons indiqué , faire des substitutions dont l'intervalle soit dix fois plus petit.

Nous allons reprendre l'équation

n(n — i),, /» (« — i) (/» — a) A , y u =y. + này 9 + - V — — iA\r.+ -^ ;-^5 A\r.-h. . .

-+-n(n — i) (n — a). . .(/i — m +\) (±x) m A 9 et voir ce qu'elle devient quand on prend une nouvelle différence

Ax

le nombre a étant généralement égal à io.

Nous supposons donc qu'entre les deux mêmes limites x 9 et x n = X qui donnent les valeurs y % et y n = Y, les substitutions soient maintenant en nombre n' = a n ; les valeurs extrêmes X et Y de a: et de y ne changeront pas ; mais les différences des divers ordres ne seront plus les mêmes, et d'abord la nouvelle différence de la variable indépendante sera

Ax

puisque Ton doit avoir

X = x t -h nAx = x -+- /t'A'x,

et que

n' — otti.

Ainsi, en changeant, dans l'équation précédente, n en a/i,

Ax en —5 et en accentuant les différences des divers ordres,

on aura

an (an — i) ,

-+- a/i ( a « — i ) . • . ( « « — iw + i ) — — • A.

'àx} m

Voici donc le problème que l'on doit se proposer :

Connaissant les différences A , A% A% . . . , grtcf correspondent à une certaine valeur de A.r , trouver les différences A', A /2 , A' 3 , . . . , ^«/ correspondent à

Aj:

Pour y parvenir, comparons la valeur précédente de Y à la valeur déjà connue

Y=r +/iAj 4- -i y A' j -+-...

-+•«(/*— i). . .(// — m -hi){Ao:)". A.

Comme ces deux expressions de Y doivent toujours être les mêmes, quelle que soit la valeur de n, on identifiera dans ces deux développements les coefficients de toutes les puissances de n , ce qui donnera un nombre suffisant d'équations pour déterminer A', A'*, A' 3 ,..., en fonction de A, A% A 3 ,....

Nous remarquerons d'abord que Ton trouve dans cette comparaison deux termes qui sont identiquement égaux: d'abord le terme indépendant de n, qui est y 9 de part et d'autre; ensuite le terme (le plus haute puissance en n 7 c'est-à-dire de m iime puissance, qui est d'un côté

et de l'autre

(A*)" A <x.'".n my ~ -A.

On voit que cela revient au même.

En égalant de part et d'autre' les coefficients de n à la première

2^2 CliNTlK SIXIÈME.

puissance , ob aura

A h-=- — ...± 1.2.3. ..(m — i)fAxj"A

On aura en tout m — t équations de cette nature qui détermineront A'»-», A' - *-»,. •• f A'% A', en fonction de A*- 1 , A"-%..., A% A. D'ailleurs , il est clair qne

89. Noos ferons l'application de cette méthode aux équations du troisième et du quatrième degré.

Soit d'abord l'équation dn troisième degré. Les deux développements déjà posés deviennent alors

ait(aff — i) a*. 'a» — i* f a» — a) J

en représentant par J le produit ; Ax)". A qui serait ici ( A*) 3 A. Nous aurons les trois relations

A ha* = alA' 1 |.

la seconde donnera

et la troisième

r*A*=A*— 6* il — -),

Mais si PonTent exprimer A' en fonction de A et de A* sentonent

INTERPOLATIONS. qA$

on trouve, en éliminant A' 2 ,

•*— (-Mî-'H)]-

Si a = i o , on a les formules

i ooo A' 3 = A 3 ,

iooA"==A a Î- = A »6 7

a/ o A* \ni$ 4 o a.» iqv

10 A'=A 2- . 1 — £ — =A il . -L -f-i-il,

io i ioo io 2 io

en posant 7 = ^--

Passons à l'équation du quatrième degré , nous avons les deux développements ,

dans lesquels

On aura les relations

dont les trois dernières reviennent encore à

A 2 A 3 aA' 2 aA' 3 ,. . / I \

On pourrait éliminer A' 3 et A' 7 , afin d'avoir A' 2 et A' en fonction de A, A 1 et A 3 ; mais cela serait moins simple dans la pratique. Si a = 10, ces formules deviennent

IOO A' 3 = A 2 — A 3 4- joo A' 3 -f-

IOO

A 2 A 3 10 A' 2 10 A' 3 tf. 6.000

Mais posons encore 7 = — , et il restera

roooo A ;< = A 4 ,

100 A' 2 = A 1 — A 3 -h iooA' 3 -f- iii?,

Nous terminerons ce numéro par une observation qui s'étend aux équations de tous les degrés à coefficients rationnels, qu'il est toujours facile de ramener à n'avoir que des coefficients entiers , en multipliant par le plus grand commun diviseur de tous les coefficients. Voici cette observation , qui permettra souvent de reconnaître si Ton a commis des erreurs dans le calcul des différences.

Quand on divise une différence d'ordre quelconque par 2,3, 4,5,..., enfin par le nombre qu'indique la formule , pour obtenir A', A'% A' 3 , . . . , cette division ne doit jamais donner de fractions décimales périodiques. En effet, s'il en était autrement, ces différences A'» A' 2 , . • . auraient plus de chiffres décimaux que n'en comporterait la substitution de la valeur correspondante de x dans le polynôme y à coefficients entiers.

Page 1