SCÈNE PREMIÈRE
Chemin devant la maison de Low» Përes*
LOUIS PÉREZ entre, poursuivant PÈDRE la dague à la main, ISABELLE et CASSILDE le retiennent.
ruis, Pèdre.
LOUISi
Où pourrait-il se mettre en sûreté ? c'est moi qui le poursuis.
BÈDRE.
Retenes-le toutes les deux.
LOUIS
Vive Dieu ! tu mourras de ma main.
lao LOUIfi PÉREZ DE GALICE,
ISABELLE
Pourquoli 1^ tFaitès-tû avec tant de tiolence et de rigueur ?
LOUIS
Pour me venger dur lui y ingrate , des offenses que tu m'as faites.
ISABELLE
Je ne t'entends pas.
LOUIS
Laiss^moi dohe tuer cet homme qui m'a outragé, et ensuite^ sœur indigne de mon sang, je m'expliquerai avec toi, et ce ceei»r que tu as de'chiré par ta conduite, se présentera tout entier à tes yeux, entouré de mes lehn^ts i^t de ma just(B colère.
Lorsque tu ftftries Mfltre moi des suppositions, calomnieuses, si je m'étonne de tes actions, je dois bien pltls lià'e^faner de tes discours. Toi, t^ oses m'insulter , audaipiéuK , écërVelé l Inon ennemi bien, plutôt que mon frère !
LOUIS
, Oui, tu dis bien , tori fehtiiemi ; car il pourra arriver que ce poignard que tu vois , teint dans ton sang qui est aussi le mien, me vengç d'une offense.
PÈDRE, à part.
rendant que, comme à l'ordinaire, celle qui est venue mettre la paix voit tourner l'orage contre elle, que la fuite me soit en aide. Pour m'assurer contre les mains de ce tyran, ce que j'aide mieux à faire est de recourir à hièfe ^ieds ^'^^ Adieu, chère patrie ; il faut ^ue je tienbnçe pour jaiùais à te voir..
JOTJIiNÉE I, SCÈNE I. lai
LOUIS
Pèdre , puisque tu pars avec plus de bonheur que ta trahison ne le méritait , tiens-toi pour averti de te garder toujours de moi, parce que si la fortune veut que je te rencoi^tre, fut-ce dans mille ans^ futce au bout du monde, tu n'es pas en sûreté.