SCÈNE VL
Chemin près de la lisière du bois.
PÈDRE, DEUX ÂLGUAZILS.
PREMIER AL6UAZIL.
Quel bruit terrible dans la montagne et la vallée?
PÈDRE
Voulez-vous savoir ce que c'est ? attendez-moi un moment ; j'irai , je m'informerai. de tout, et dans un instant je reviendrai vous conter tout ce qui se passe.
JOURNÉE III, SCÈNE VI. aog
SECOND ALGUAZÏL.
Ne bouge pas d'une ligne , ou deux balles t'arrêteront.
PÈDRE
Ce sont de puissans rémoras. Soit; si tous ne voulez pas que j'aille savoir des nouvelles pour vous les redire, allez vous en informer, vous autres, et vous me les rapporterez : c'est aussi aisé;
PREMIER ALGUAZÏL.
Nous ne te quitteront pas une minute,
PEDRE.
Voilà de fameux gardes. Suis-je donc un com-^ mandement de Dieu , que vous me gardiez aussi bien? Heureusement j'ai une consolation, et c'est que tant que je serai avec vous, Louis Ferez ne viendra pas me chercher, si toutefois il peut y avoir quelque asile sûr contre lui.
PREMIER ALGUAZiL
Voici beaucoup de monde.
Oui, et par devant deux arquebusiers suivis de deux autres : au milieu d'eux un homme enveloppé de son nianteàu, et puis une foule de gens.
(Le juge entre avec ses gens qui traineat Louis^Couvert de son manleau.)
LE JUGE, aux alguaxils.
Où avez-vous laissé le prisonnier ?