‹ Caldéron (volume 2)Chapitre 66 sur 73 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Une «Btre partie des enTirons de Galère.

TDZANI, ALœUSœUS endormi.

TUAINI, searoyut seul.

^ riT sombre et firoide, c'est à ton silence que mon fspènnce confie mes entreprises , mon amour son bonkenr» mon âme sa victoire. Bientôt^ dissipant ton ohscnrite , plus brillante que les étoiles , Maleha « ma douce proie , m'étreindra de ses bras Amoureux* Sur les ailes de mes désirs , je suis déjà arrive au pied de Galère, Que cette profonde coupure où la nature forma sans art des labyrinthes im|Wuetrable$ y soit Tasile de mon fidèle coursier. IVrsonno ne me Toit, attachons-le à cet arbre, gardien plus fidèle que le misérable qui hier... (B frxvK^^ s^ur jilcouscous.) Tout alarme un coeur rj^^is. Qu*est<e? ?îon, ce n'est pas à tort que mon Aiuo o.<t tout émue par un aussi triste augure. Quand jr u\ Approciie du mur, mes pas sont arrêtés par un CA\U\i>e : tout ce que j ai vu , tout ce que j ai renr w^wUx aujouitrhui , me remplit de tristesse , dlior

reur et d'épouvante. Malheureux ! qui as trouvé ton

- sépulcre sur ces arides coteaux I Que dis-je? heureux mille fois^ toi que la mort a pour jamais afiran-

^ chi des angoisses qui me tourmentent ! Je lutte cbn-'

- tre une terreur involontaire.

ALCOUSGOUS, <e rëTeiiknl.

Qui marcher sur mon pied ?

TU Z A NI, ce croyant seul;

Que vois-je ? qu'entends-je? Qui es-tu?

ALCOtSCOUS.

Alcouscous , à qui toi ordonner d'attendre la bête^ et être resté ici sans avoir vu personne. Il être trop tard pour revenir à Gabia ; mais toujours au départ ' les amans être paresseux.

TDZANI.

Âlcouscous ! Que fais-tu là ?

ALCOUSCOUS.

Pourquoi le demander, si être ici depuis que maî^ tre aller voir Maléha au jardin ?

TUZANI.

Se peut-il? Comment, depuis hier au soir tu es encore là ?

ALCOUSCOUS.

Hier au soir, nan. M'être endormi depuis un petit moment, après m'être empoisonné pour que maître ne tuât pas moi pour la fuite de la jument. Mais la bête être revenue,, et mol n'être pas mort. Allah être bon et miséricordieux! Allons»

4^11 LK ^It.inK DE L'ALPUJARR\,

TUXAlfl.

^^'Ik^ lUir! Tu <^tllis ivre la naît dernière.

kX.CO\iSCOJ}S.

^ W w«<iMt r^ivrw rkomme , moi être iyre ; ayoir 1.% ^^^^'W >akvW ^>^«iWM^ iiu briquet, et la langue

\ t^ ^ ^^ . V 9^ ^^t^\ 7MK> «}i&iuie autre fois tes sot- ^^i^ai. ««V %«^VM< ^cc)d?c SMft buidiear. Hier je man- .^«%^» i^ x-v«^* «v lt>. . I A^^CfeàMii la plus heureuse , et V «V M^^\ ^A^ «!^ t»<Mi:$^ ^^a«îoiurd*hui mes soins

V^ ^1», ilmtt ^ tM»ib- ;: ^um.. «fsi ne dire être da

) r^«%É4^?< 4^^ ,8»>fN tpMwr «^ ces ciHè r cachons-

sX N,^' -^Hr^iTture dv hi nxinvKm ^^Hiètre sous

i^pjpÊFnchez , approchez « ^stesce ; pla-

BesnsoiuMe ne nous voit. f'J lort seul et

^ u»ir Kc est mis à la mèche : ëio^iiuiis-iioas

^^ lAlinir ^tte le rocher éclate^ enoihfiruit jus-

i ^^^ik <:i«naL àe» mu^ de fumée et df^ ^««ssière.

^(HM^; luœ aossilût après Tejqiiofiiaii^ «^umous-

^(jIjiiL ^9H^ ia iirèche ^'elle £era , «t ^s^Aesons-

'<ft » ft ? .^^^^^^ « V>^ ■•■« ficyonB «uuui» par la

JOURNÉE m, SCÈNE L 489

troupe qui est déjà placée en embuscade dans les environs.

(Ilsfortemt.) TUZANI.

As-tu entendu ce qu'ils ont dit ?

ALGOUSGOUS.

Pas un mot.

TtîZANi.

C'est sans doute une patrouille qui parcourt la montagne : j'ai dû me cacher. Sont-ils partis?

ALGOOSCOUS.

Ils sont loin.

TUZANI.

Approchons-nous du mur. (On entend un coup de canon. ) Qu'est cela ?

ALGOUSGOUS.

Le canon avoir bouche qui parler bien haut; mais moi ignorer son langage. ( On entend Vexplosion de la mine. ) Mahomet, par Allah, protègemoi !

TUïANt

Il semble que la terre entière soit ébranlée sur les pôles qui la soutiennent.

DON LOPE, derrière U seine.

La mine a éclaté. En avant tous ! à la brèche !

TUZANI C*»J.

Où suis-je , Grand Allah ? Déjà la ville est dans la confusion d'une alarme imprévue; le sein du rocher, déchiré par le salpêtre , se soulève pour en ébranler les fondemens. Serais-je noble, serais -je amant, si je ne m'élançais au milieu des flammes , si je ne

44r I^ SI£&£ I>£ rAU^UlAULà,

Ik-nàr cei^ àcsB5tn&, je pnne enlever jn dasger m }ieUr MalâuL^ gnr m inponeiit la nioe de Galèn et odlr du lumàp entier?

fH-rt.) ▲I.CDI£SCOE£.

Mai x Vtiy mdde ^ in amaait ^ â d»iw cette hifflm x alter pH^ sniver 11hx&. Mak cest egil : jaioû lamxqugsr ^TanBUK et toigoms être asBBK de boUcs. Si jwa jHiuvuv snvfB'sia pBHK^ ^He h lanùiir àrGaliiii <!t cseUe de au cImk Zan ?

SCESnSIL

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«maatie

JOURNÉE III, SCÈNE IL 44i

MENDOCB, àdonLope.

C'est Malech , le gouverneur de la ville.

DONLOPE.

Rends-toi.

MALECH.

Moi , me rendre ?

MALEHA, derrière la scène.

Malech ! mon père I mon seigneur !

MALECH.

J'entends les cris de ma fille. Que ne puis-je y voler !

MALÉHA.

Un chrétien me donne la mort.

* MALECH.

Eh bien ^ que ceux-ci me tuent sans défense ^ et que ma vie et la tienne finissent en même temps.

(Il s^ayance vers don Lope.) D0,TÎ LOPE.

Meurs ^ chien ^ et va faire à Mahomet des complimens de ma part.

(Le combat continue, les Morisques sont repousses.)

PREMIER SOLDAT

Jamais on n'a fait un tel butin en or et en pierreries.

SECOND SOLDAT

Je suis riche à cette fois.

GARCES

Aujourd'hui nul n'échappe à cette épée : la beauté ni la vieillesse ne sauvent personne; mais je ne se*

/i4!i LE SIÈGE DE L'ALPUJARRA,

rai content et vengé ^ que lorsque j'aurai trouvé cet

infâme Morisque qui failiit^à me faire prendre.

DON LOPE

La ville entière est embrasée : retirons-nous avant que les flammes qui la consument n'aient appelé à son secours les forces de nos ennemis (/)•

MENDOCE

En retraite ^ soldats. Faites passer l'oixlre.

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