RE»PO
AH0IIS , ma fille ; vive Dieu , que si le besoin de se faire panser a foî^cé le capkaiae de rentrer dans le village , je pense qu'il serait heureux pour lui de mourir de cette blessure , pour lui en éviter d'autres que je lui réserve ^ car je ne serai tranquille que jusqu'à ce qu'il ait expiré de ma main. Allons chez nous^ majEÛle.
(Le greffier de la commane entre.)
LE GRËfFIfiR.
Seigneur Pieri:e Cre^pp , je v^us félicite.
CRESPO
Pourquoi , greffier ? •
LE GREFFIER
Le conseil vous a nommé alcade ^^^ , et vous avez pour étrennes deux grandes affaires : la première , c'est la venue du roi , qui arrive aujourd'hui ou demain; l'autre ^/c'eat que des soldats ont amené secrètement au village ce capitaine qui avait ici sa compagnie. Il est blessé ; il ne veut pas dire par qui. Si on peut découvrir cela , ce sera une procédure très-grave,
ORESPO.
Au moment oii je songe à me venger , voilà que la justice me £ait moi-même Tarbitr^ de mon lion-
Soo L'ALCADE DE ZÀLAMÉA»
neur. Comment oserais-je me rendre conpaUe d'un attentat^ quand on vient de me confier l'autorité pour empêcher les autres d'en commettre ? Mais tout ceci demande réflexion. {Au greffier.) Je sois trèsreconnaissant de la confiance quon me témoigne.
LE GREFFIER
Venez à la salle du conseil ^ prendre possession de yotre charge ; vous pourrez là même procéder ï Tenquête
GHESPO.
J'y vais ; greffier , retirez-vou3.
Ciel , aie pitié de moi. Mon père , voulez-vous que je vous accompagne ?
GRESPO.
Ma fille y ton père est alcade : il saura te faire justice^
tUt s*eD vont.)