‹ Caldéron (volume 4)Chapitre 75 sur 82 · UN SOLDAT · texte numérisé non relu

UN SOLDAT

Et moi m'occuper du pillage.

(Malech entre avec des Morisques.) MALECH.

Vous avez renversé le mur ; mais je suis unautre rempart, et je suffis pour défendre la place. *

(Combat, )

JOURNÉE III, SCENE IL. AT = MENDOCE, à don Lope.

C'est Malech , le gouverneur de la ville.

| DON LOPE, Rends-toi. | | MALECH.

Moi, me rendre?.

MALÉHA, derrière la scène.

Malech ! mon père ! mon seigneur !

MALECH. . y

J'entends les cris de ma fille. Que ne puis-je y voler !

MALÉHA.

Un chrétien me donne la mort.

MALECH.

Eh bien, que ceux-ci me tuent sans défense, et que ma vie et la tienne finissent en même temps. | (IL s'avance vers don Lope.) DON LOPE.

Meurs, chien, et va faire à Mahomet des complimens de ma part.

(Le combat continue, les Morisques sont repoussés.) / PREMIER SOLDAT.

Jamais on n’a fait un tel butin en or et en pierre-

ries.

SECOND SOLDAT

Je suis riche à cette fois.

GARCES. - Aujourd’hui nul n'échappe à cette épée : la beauté ni la vieillesse ne sauvent personne; mais je ne se-

442 LE SIÉGE DE L'ALPUJARRA, rai content et vengé, que lorsque j'aurai trouvé cet infâme Morisque qui faillit à me faire prendre.

| DON LOPE

La ville entière est embrasée : retirons-nous avant que les flammes qui la consument n’aient appelé à son secours les forces de nos ennemis (1).

MENDOCE

En retraite, soldats. Faites passer l'ordre.

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