UN SOLDAT
Et moi m'occuper du pillage.
(Malech entre avec des Morisques.) MALECH.
Vous avez renversé le mur ; mais je suis unautre rempart, et je suffis pour défendre la place. *
(Combat, )
JOURNÉE III, SCENE IL. AT = MENDOCE, à don Lope.
C'est Malech , le gouverneur de la ville.
| DON LOPE, Rends-toi. | | MALECH.
Moi, me rendre?.
MALÉHA, derrière la scène.
Malech ! mon père ! mon seigneur !
MALECH. . y
J'entends les cris de ma fille. Que ne puis-je y voler !
MALÉHA.
Un chrétien me donne la mort.
MALECH.
Eh bien, que ceux-ci me tuent sans défense, et que ma vie et la tienne finissent en même temps. | (IL s'avance vers don Lope.) DON LOPE.
Meurs, chien, et va faire à Mahomet des complimens de ma part.
(Le combat continue, les Morisques sont repoussés.) / PREMIER SOLDAT.
Jamais on n’a fait un tel butin en or et en pierre-
ries.
SECOND SOLDAT
Je suis riche à cette fois.
GARCES. - Aujourd’hui nul n'échappe à cette épée : la beauté ni la vieillesse ne sauvent personne; mais je ne se-
442 LE SIÉGE DE L'ALPUJARRA, rai content et vengé, que lorsque j'aurai trouvé cet infâme Morisque qui faillit à me faire prendre.
| DON LOPE
La ville entière est embrasée : retirons-nous avant que les flammes qui la consument n’aient appelé à son secours les forces de nos ennemis (1).
MENDOCE
En retraite, soldats. Faites passer l'ordre.