‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 119 sur 250 · ACTE II, SCÈNE XL ai · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE XL ai

ft passé comme un songe , comme une ombre ; tu as cédë aux instances d'un homme vil et pervers ; tu as cëdë, et une illusion, une apparence de jalousie, ont pu t'obliger à oublier mon amour ..v. Malheureuse faiblesse de ton sexe !

DONÂ ISABELLE

J'en gémis, mais trop tard.

DON JU-AII.

Trop tard I il est yrai« La mort est maintenant ma seule espérance ; elle mettra fin à mes maux.

DONA ISABELLE

Oh ! puisse le ciel ne pas le permettre ! Moi , moi , je mourrai de douleur, car mon âme n'a point assez de force pour supporter un coup pareil. Malheureuse !

DON JUAN

Adieu, nous ne nous verrons plus; séparé de toi, j'irai chercher des climats lointains. «.. Isabelle, chère amie , n'oublie pas la tendresse que' nous avons eue l'un pour l'autre. Je ne prétends plus rien de toi, sinon que ma foi , mon amour. Vivent éternellement dans ta mémoire. Âime-moi, pense à moi; peut-être mes tourmens éprouveront-ils quelque soulagement, quand je croirai avoir. mérité de la part de celle que je perds quelques larmes, quelques tendres soupirs.... Mais non, Isabelle, oublie notre intimité , ne pense plus à moi , . chasse de ton cœur le souvenir d'un amour si malheureux et si funéisté; aime ton époux , et rien de plus ; aime-le , je t'en supplie , et laisse-moi partir.

2i6 LE VIEILLARI) ET L^ JBUKfi FILLE,

DOW JUAN

Isabelle!

DONA ISAÈELtE.

Je ne puis parler et je ne sais que dire. Ah! si ta voyais dans quel état est moQ CGearl

DO» JUAN

Ak! si tu vopis.... Mais > adieu, et que ce dernier embrassement confirme • . . '

(Il ▼eut l^mnbrMMT, àon» Inbelle Tarréte et s'âoigne.) ' DONA ISABELLE.

Éloi^e-toi.

DON JOAN

Tu me fuis ?

DONA ISABELLE

Qui, je m'ëloigne de toi^ car mille péyîls me menacent chaque fois que je te vois.

PPN JUi^N.

Cruelle !

DONA ISABELLE

^h ! don Juan , que veu?-}:u , que yeu^-tu de mpi ? Le ciel ror4onne aiqsi , t^ Ip vois ; cédons à s(5î?. 4l^cr,ets. 'Va-t'co, pui^q^e n^lt tyiste (Jeslinée vej^Ç quj^ .nous soyons séparés ; va-t'en ^ pui , et ne Tf^p revois ji^n^ais : pofre honi^eur l'exige : mais ne t'élpi^nje pas àp, Çfidix , n'sgo^^p poiif f: au fpurfnent q^? j'Spdprp i fçt par çp que je dois plçujf er ton ^ sence, ne me réduis poii^( a p|çurer tp inort, Up

Page 1