DONA ISABELLE , DON JUAN
bONA ISABELLE.
Ak I itiallieBreiiéë que je stiîs ! ah I quel sùpplloe } Si on pouvait l'avertir!... Il n'y a pas moyen. .
DON JUAN
Ëh bieiï, Isabelle^ tù ordonnes que ^ revenant te voir en ce moment^ je souffre de nouveaux tourmens! Pourquoi, mon Isabelle, me retiens-tu, quand notre douleur ne peut plus attendre de soulagement? Mais qtiél nouveau cUagHn f accable? qu'as-tu? Essuie èes latines; <^lles m'en disent assez. §€ cotfnàîa l'ëloqueùoe de tes jreUx ; je daid afùési , chère amie, je sais con\bien de dépttft té ëbûtë: Mais....
DONA ISABËLLB.
Don Juan y que dites-vous? que dites-vovs? Sor-^ tez, de peur que mon ëpoux....
Hiéâtix de Moratin^ j 6
DON JUAN
Ne crains rien , il n'est pas à la maison ; et Ginès est charge de m'avertir quand il paraîtra.
DONA ISABELLE
En quelque circonstance que ce soit, je dois lui être fidèle : songez que s'il yieiït à connaître vos démarches..,.
DON JUAN
Ciel! quel est ce changement? quel est ce langage que je ne comprends pas? Isabelle, fais-moi pénétrer cette énigme, mon âme est suspendue à tes lèvres. Tu m'as appelé, et maintenant....
DONA ISABELLE
Je vous ai appelé ?
DON JUAN
Quoi ! tu le nies, tu le nies? Ah! craelle ! Mais...
DONA ISABELLE
Taisez-vous.
DON JUAN
Tu me feras perdre la raison , ingrate. Ton cœur peut-il renfermer tant de cruauté ?
bONA ISABELLE.
Je ne sais ce que vous me dites.
Tu ne sais ! . . . Mais , au nom du ciel , Isabelle , nt m'accable point ainsi.
DONA ISABELLE
Je VOUS ai déjà dit de sortir. Obéissez ; ne soyez pas cause, monsieur, que mon honneur souffre quelque atteinte.