ACTE I, SCÈNE V
meurs a-t-il éprouvés pour être arrive sans bas et sans chapeau ? Ne pourras-tu pas répondre à ces questions ?
»!•••. MONIQUE
Je n'y trouverais pas la moindre difficulté.
DON PEDRO
Mais est-ce que tu veux me laisser toujours dans les mêmes doutes ?
I M"«. MONIQUE
Oui ; penses de lui ce que tu voudras , peu importe.
DON PEDRO
Mais en effet ^ ma sœur ^ à parler franchement , est-ce un cavalier illustre ?
M"« MONIQUE
De la première noblesse d'Espagne, très-estimé dans les cours étrangères , cousin de tous les ducs.
DON PEDRO
Diable !
M««. MONIQUE
Et il est en ligne directe petit-fils de je ne sais quel roi.
Voilà une jolie parenté ! tpl
M"*". MONIQUE
Si tu le connaissais , tu verrais comme sa conversation est charmante , combien il est poli , affable , affectueux avec tout le monde, et surtout désintéressé !
DON PÉDRO
Ceci est l'attribut de la naissance.
368 LE BARON
Mais !e pauVre cavaliw, mon Dnen ! qtfieiYid il raconte ses malheurs
DOM PEDRO
Quels malheurs ?
Il ferait pleurer le marbre. Il a ^élë {ÇôtltWWîiff, je; ne sais si ce n'est pas de Genève.... enfin , c'est dans les Indes; 4st un comte y frère d'nive duchtsââe, belle-sœur de son cousin^ un coquin, une mautaitt langue , l'a mis mal avec le roi.
BON PEDRO
Ah ! le sce'le'rat !
M»'. MONIQUE
Et, par suite de cette calomnie, il se voit obligée cle déguiser sa gratideur et d*errer de côté et d'autre ; mais Dieu voudra sans doute que la vérité soit connue , et alors.... Si tu voyais quel bonté a pour moi ce bon seigneur! Il me montre toutes ses lettres, et comme il y en a qui sont en langue étrangère et qui viennent de France et même de plus loin, pour que je sache ce qu'elles disent, il me les explique toutes en espagnol. Mais quelles choses on lui écrit!
Quoi donc ?
M*'. MONIQUE
Des choses excellentes.
DON PEDRO
Diable !