ACTE m, SCÈNE XI. iï
DON A ÏBKNK.
Bien. Allons, parlez. *
Elle est amoureuse; mais elle n'est pas amoureuse • de moi. "
t^.ie dites- vous?
Ce que vous eatendez.
DONA IHKNE.
Mais, qui vous a conté ces extra vai;anc(5S?
Personne. Je lisais, je l'ai vu; personne ne me Ta conté; et quand je vous le dis, je suis l>ien sur
que c'est la vérité Allons, que si^nilient ces
larmes?
DONA laÈNE.
Malheureuse que je suis !
A quel propos vient cela ?
D05A JBEIIK.
Parce qu'on me voit seule et sans moyens^ et parce que je suis une pauvre veuve, il M-mlile que tons me méprisent et se conjurent c^^ntre moi.
D05 DIKCO.
Madame Irène...
DO>A IBL5E.
A la fin demesan&et avec mc^infirmit^^, me voir ti-aiieede cette manière : comme une mallieureiuie»
104 LR OUI DRS JEU^Eâ FILLES,
comme une ceiulrilloii , autant dire.*.. Qk
ceU fie vous?... Dieu me pardonne!... &
• f étants étaient en vie... à seulement le
fuDt virait encore, lui qui avait le caractère fu
vrai serpent
DOS DISGO.
Écoutez, madame ; ma patience est à hawi^
II suffisait de lui répliquer pour lé voir devenir à rînstant comme une furie de Tenfer. Et on jour de procession , je ne sais pour quelle hagatrllTy il accabla de gourmades un comnûssaire ordonnateur, et si ce n'edt été que deux reiigieu cannes se rent à la traverse^ il Técrasait contre sons te portique de SantarCrox.
Mais est-^l possible que tous ne veuitlez pas £ûre attention à ce que je vais tous dire?
D02IA IRÈ5E.
Non f monsieur^ je le sais déjà ; je n'ai pas le poil
d'une sotte; non, monsieur Vous n'aimez pins
ma fille, et vous cherchez des prétextes pour esqpûver Tobligation que vous avez contractée... Fille de mon âme et de mon cœur !
I>OIf DIEGO.
Madame Irène, faites-moi le plaisir de m'entendre^ (le ne pas me répliquer, de ne plus dire d'absardités; et aussitôt que vous saurez ce dont il s'agit, pleurez, gémissez, criez, et dites tout ce que tous