‹ Caldéron (volume 5)Chapitre 83 sur 250 · ACTE ï, SCÈNE I. i · texte numérisé non relu

ACTE ï, SCÈNE I. i

pentes lettres que j'écrivis , en envoyant les comptes [le quelques sommes arriérées^ je lui offris de venir loger chez moi quand il reviendrait à Cadix. Mais iqui aurait cru qu'il accepterait ces offres ? Un homme du monde ^ qui connaît dans cette ville tant de ^rsonnes qui ont son âge et ses goûts^ qu'avait-il à &ire chez moi?..«. et certainement mes instances ne s&'ëtaient pas dictées par l'affection que je lui porte; je ne puis en éprouver pour un homme qu'alors je ne. connaissais pas même de vue. Seulement ^ comme il Wécrivait qu'il partait de Madrid et qu'il me remettrait ici l'argent dont il m'était encore redevable, jMUP pure honnêteté je lui fis cette offre , croyant bien qu'elle ne serait pas acceptée.

MUGN OZ , allant vers la porte.

Eh bien ^ vous voilà détrompé.

DON ROCH

Sans doute, je le suis; mais j'ai encore quelque chose à te dire : hier soir, en entrant dans la salle , je remarquai qu'il était dans le cabinet avec ma fiemme.

Bien !

DON ROCH

Je m'approchai, mais je ne pus entendre un mot de ce qu'ils disaient; je vis seulement que le seigneur don Juan, qui avait l'air de lui faire des reproches, voulait se lever pour sortir, et qu'elle eifaployait les gestes et les paroles pour le retenir. Voyant cette scène d'un fort mauvais œil, je reculai quelques pas ^ et je fis un peu de bruit. J'entre , et je la trouve

Théâtre de Maraiin, I o

i46 LE VIEILLARD ET LA JEUNE FILLE, cousant des cordons à ma robe de chambre y et lui très-occupë à regarder les* eartesr et les granires*

MUGNOZ.

Quelle promptitude de démon !

non ROCH.

Que dois-je faire dans une si étrange situation, mon ami Mugnoz ? que ta sagacité vienne à mon secours : tire-moi d'une si grande peine ; que dois-jd faire? Je n*ai pas touIu me fier à ma soeur, parce que je lui vois faire des cachotteries avec Isabelle; et je soupçonne que toutes deux ....

Sont de bonnes pièces. Enfin, ce que j'ai prédit arrive au pied de la lettre : mon maître , vieux et infirme, se marie avec une jeune fille. Je dis bien alors que cela ne pouvait pas bien aller. Mais il fallut.. ••

DON ROCH

Tu m'assassines , Mugnoz , avec ces discours. Quoi! lorsque je cherche dans tes conseils quelque soulagement à mes peines , tu te mets à me quereller en face, sans me dire....

MUGNOZ.

Comme on ne me dit pas^ à moi , un mot du mariage , je n'avais pas pensé que , le suisdit rniviage venant à tourner mal, je pusse vous être utile en rien.

DON ROCH

Tout cela est passé.

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