SCÈNE IV
due place publique.
Entrent LISARDO et LIBIO
USARnO.
Je te remereîe da t« complaisance, Flora; la nouvelle que tu viens de me donner comble tous mes souhaits.
UBIO.
Quoi ! vous ne souhaitez pas davantage?
USARDO.
Non, je ne demandais que Toccasion de lui parler; mou audace fera le reste.
UBIO.
Que prétendez-vous donc?
LISARDO.
Je veux de ce coup achever de me perdre. Tu sais, Libio, que je
suis venu en Italie pour y tuer un homme que je ne connais encore
que de nom, et que j'ai écrit à mon oncle pour qu'il m'avisât des
moyens de rencontrer cet homme. En attendant ici sa réponse, je
me suis épris d'amour pour une ingrate beauté dont le dédain me
fait mourir. J'ai donc à obtenir une double satisfaction... Le même
jour où je me serai vengé, je repars pour l'Allemagne ; mais puisque
je dois m'exiler de ma patrie , peu m'importe tout le reste , et je
risque toi^t pour mon amour. Ainsi donc , tandis que pour mettre
l'occasion à profit, je vais du côté du jardin; toi, si tu veux me
rendre un grand service...
On entend dn brait au dehon.
Il entre sur la scène un grand nombre de Masques déguisés en fous.