‹ CalderonChapitre 5 sur 93 · SCÈNE m · texte numérisé non relu

SCÈNE m

Une me derant la maison de don Jnan.

Entrent DON DIÈGUE et 6INÉS, tons deux en habits de voyage.

Il faut l'avouer, Ginès, c'est un grand plaisir de reyoir sa patrie!

GiNfts.

Oui, monseigneur, surtout lorsqu'on a été au moment de ne plua la revoir du tout.

DON DIÈGUE

A peine me suis-je vu convalescent et libre, grâces a ce que l'on n'avait pas déposé de plainte contre moi , — ie me suis hâté de

i» LE PIRE N'«T Pis TOUIOjJJW CERTAIN.

^uijtsr M^jjrid. /'^yite aiaii la yeDgeance qu'aurait Y»ii}a wmdré

la famille de Léonor.

Voup avM fortbiaa ftit, aei^Mur. ^ il eii d^tjàfoii dâMgréable ae mourir; mau mourir deux fois c'eût été par trop Mwif «ux* DON {uàttps.

W'eit-ce p«^ 4ou ^n^^ qui ^^^^ 4e h mmm f

En eiïu, c'êU lui.

DON IHft«f!B.

n me semble, Ginès, qu'aujourd'hui tout doit me réuggfr.

GlNàs.

Peste î quel trésor avez-vous donc trouvé?

DON DIÈGUE

N'est-ce pas un bonheur aue don Juan ^orte ainsi de sa maison pour que je puisse entretenir Béatrix?

Çuoi! vous youf louvçpez fi'elle?

Je n'ai jamais oublié s(i beauté.

11 me semblait, cependant, que vous l'aviez un peu oubliée, ce jour où vous reçûtes sur la téte,^ d'estoc ou de taille, je ne sais, — un tel coup d'épée, qu'avec le pareil vous ne $6Tm jamais revenu dans ces parages.

MN utam.

On peut, éloigné de sa bells, ea oonrtiser une autre. Cela est permis a l'amant le plus fidèle.

GINÈ8.

Ces damaa, H «•« vrai, en IJMit autant de leur o4té.

DON DIÈGUE

Va donc, fu deman4eras Inès, et tu lui diras mon arrivée. Souviens-toi surtout...

GINJtS.

De quoi?

DON DINGUE

De ne dire mon tTOoture à persooM... aartout chez Béatrix.

GlNàg.

Qui? moi, monseigneur? je serais capable... Je vous jure bien qu'on n'en saura pa^ plus 4e moi aujourd'hui qu'on n'9 pu en apprendre hier, lorsque nous n'étions pas encore à Valence.

DON <uitep9t Approche donc, et frappe à sa porte.

lOimifÉE ï, SCÈNE IV. M

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