LS CORREGIDOR
Contenons-nous... Je reprends mes fonctions. Don Juan, demeureg ici prisonnier.
MBNDOCB.
Je vous obéirai en tout.
LB GORRJÊGiDOR, à don Fernand et à don Âlvar, Vous deux, vous pouvez vous retirer.
MENDOGB.
Et si vous ayez à demander quelque satisfaction...
LE CORRÉOtDOAi
Vous nous trouverez, don Juan et moi...
MENDOGB.
A l'endroit indiqué par vous...
LE QORRtoDOR.
Avec sevlemenl U cape et l'épée.
U MMrl ATM Méodoce. .
DOff FERNAND.
Et mon honneur peut supporter tant d'insolenoe!
DON ALVAR
Et mon courage soufltrirait cette insulte 1
DON FERNAND
C'est parce que je liuis devenu chrétien qu'on m*outrage ainsi I
DON ALVAR
C'est parce que nous avons embrassé leur loi que le pouvoir ne nous protège plus !
DON FERNAND
Vive Dieu 1 je tie sertis qu'un lâche si je laissais impuni cet affront!
DON ALVAR
Vive Dieu I je serais un infâine ê\ je ne cherchais à me venger I
t)0N FERNANlî.
Que le ciel m'offre l'occasion...
DON ALVAR
Que le sort me soit favorable...
DON I*BRNâND«
911 ne m'est pas coiilrftîre«(.
^ DON ALVAR
S'il daigne réiioùdre à tnes vœux..*
JOURNÉE II< SCÈNB h 189
DON FBRNAND.
Je fiaontrerat bientôt à l'Espagne ce que c'eit que le bras des Valof.
DON ALYAft.
Je ferai en sorte que TËspagne pleure l'épée des Tuiaai.
DON FERNAND
Voué M'avez entendue
DON ALYAR.
J6 peûse comme vous.
DON FERNAND
Maintenant que It langue se taise, le bras i«al doit parier.
DON AIYAK.
Le mled est prêt comme le TÔtre.
lOURNËE DEUXIÈME.
U «i*p iê de* iMtt ^AkUiéké kn piéâ de fÀlpijarra.
Entrent DON JCJAl^ D'AUTRICHE et MBNDOGEi SQÎTiad'ao grâlMlBoiiibK d'Ôt&ciers et de Soldats espagnols.
Bfuit de tambours el de trompetiée.
Montagne rebelle qui parte hauteui» giganteeque; ton âprelë sauvage, ta structure étrange, fatigues de Ion poids la terre, rétrécis les airs etiemblei menacer les eleui i infime repaire de bHgands I dans ton sein se forment des foudret dont le bruit réteutim ditns tes vallons, et qui iront frapper par-delà les mers lel AfHealtli geonnés. Il est enfin yenu le jour où doit être ohfttiée ta trahison j je jurais, et j'amène avec moi ma vengeanoes Mon sebl regret» c'est de tfommeDcer une entreprise dont je ne puis rien attendre potif tlia' (flofre ; car punir de tels ennemis ce n'est pas vainore» et oe n'est pas un grand honneur pour moi que de soumettre ou d'écraser une troupe de bandits et de voleurs. Ainsi dodo les événemens qui vont suivre ne peuvent pas compter dans l'avenir pour ina renotittlée... Apprenez moi, MendoQe« rorigine de ee soulèvement.
miivDoeii.
Veuillez, monseigneur, m'accordei' votfe attention, —Cette chaIn*» de montagnes que vooi Yoye* devant toul, illustre rejeton de l'aigle d'Autriche, c'est l'Alpujarra, forteresse sauvage, grossier retranchement des Morisques insensés qui voudraient aujourd'hui renou velef , dand ttu Intérêt tfotttraire, la tentative des mootagnards astu-
rieDi^ Elle est difficile à cause de sa hauteur, impénétrable par son àpreté, ineipugnable par sa situation, et par les forces qu'elle renferme invincible. Elle a quatorze lieues de contour; mais, avec les détours, elle en aurait plus de cinquante ; car au milieu de ses rochers elle contient des vallées qui l'embellissent, des champs d'une rare fertilité, des jardins d'un aspect charmant. Elle est peuplée d'un grand nombre de bourgs et de villages qui, au soleil couchant, paraissent des rocs travaillés, lesquels auraient roulé de ses sommets et seraient demeurés suspendus sur ses flancs. Les trois villes les plus considérables sont Berja, Gavie et Galère, places d'armes de leurs principaux chefs ^.—L'Alpujarra contient trente mille Morisques, sans compter les femmes et les enfans. Leurs troupeaux trouvent d'excellens pâturages; cependant Ils ne mangent que peu de viande; ils se nourrissent plus volontiers de fruits frais ou desséchés et de plantes diverses, venus non seulement sur la terre fertile des vallons, mais àur les plus âpres rochers ; car ils ont tant d'expérience et d'habileté dans tout ce qui concerne l'agriculture, que les pierres elles-mêmes, cultivées par leurs bras, deviennent fécondes. — Quant à l'origine de la rébellion, comme, malgré moi, je n'y ai pas été étranger, je vous supplie de permettre que je garde sur ce point le silence; et cependant ne vaut-il pas mieux que j'avoue que ce fut mon emportement qui en fut la première cause que de l'imputer à la sévérité des lois par lesquelles on aurait opprimé les Morisques? Plutôt que de voir accuser le gouvernement du roi, monseigneur, je préfère me déclarer coupable. Enfin, quel qu'en soit le motif, ou ma dispute avec Malec, ou le ressentiment qu'aurait eu Fernand de Yalor lorsque, le lendemain de cet événement, l'alguazil-major s'approcha de lui au moment où il entrait au conseil et lui Ata une dague qu'il portait cachée sous ses vétemens ; ou bien, enfin, soit que les Morisques aient été poussés au désespoir par-ies ordres qui arrivaient journellement de la cour afin qu'on les tint plus serrés, les choses en vinrent au point qu'ils résolurent de se révolter. A cet effet ils renfermèrent dans l'Alpujarra, avec leurs richesses , des armes et dé^ munitions. Pendant trois ans on ne sut rien du complot; et certes il est étonnant et admirable que sur plus de trente mille hommes d'accord pour exécuter ce projet, pas un, durant tant de jours, par déloyauté ou par indiscrétion, n'ait révélé ou laissé pénétrer ce mystère. Combien l'on a tort de dire qu'un secret est en péril une fois qu'il y a trois personnes qui le savent! Il ne court aucun hasard, même entre trente mille personnes, lorsque chacune d'elles est intéressée a le garder. — Les commencemens de la révolte ou si vous voulez, les premières étincelles du redoutable in-
« Voy. la note p. 237.
" Il n'existe aucun point, en Espagne, d'où l'on pvine TOir à la feii ftalèie et Berja, éloignées de TiagtFCinq lienea l'une de l'antre
cendie qui derait s'allumer dans ces montagues, furent des toIs, des pillages d'églises, des violences, des assassinats et des sacrilèges. Grenade, baignée dtns son sang, suppliait le ciel de lui venir en aide au milieu de tant d'infortunes. La justice accourut d'abord pour faire tout rentrer dans l'ordre ; mais les magistrats se virent repoussés; et alors, après les préparatifs nécessaires, échangeant leurs insignes pacifiques contre l'épée du soldat, ils durent opposer la force à l'insubordination , et ce qui n'avait été dans le principe qu'un acte de résistance, devint une guerre civile. — Le corrégidor fut tué. La cité, comprenant le danger, appela aux armes les Grenadins, et convoqua la milice du pays ; cela ne suffit pas. La foirtune, toujours amie des nouveautés, se déclara pour les rebelles, et des malheurs plus grands se joignaient chaque jour à ceux que nous avions déjà éprouvés. Nos craintes redoublèrent, leur orgueil redoubla en même temps, et le mal s'aœrut de toutes parts. On sait maintenant qu'ils attendent des secours d'Afrique ; et si ces secours arrivent, nos forces, obligées de se partager pour s'opposer à leu^ entrée, seront d'autant affaiblies. Il est même à redouter que leur succès n'amène des conséquences fâcheuses dans les autres parties de la monarchie : les Morisques de l'Estramadure, ceux de la Nouvelle-Castille et de Valence n'attendent peut-être pour se soulever que l'annonce d'une victoire. — Et pour vous montrer qu'à leur courage et à leur résolution ils joignent des connaissances politiques, je dois vous dire un mot de leur gouvernement; ce sont des renseignemens que nous tenons de quelques prisonniers... Ils eurent d'abord l'idée de se choisir un chef, et comme il y avait quelques difficultés sur le choix entre don Fernand de Valor et don Alvar Tuzani, qui ne lui est pas inférieur par la naissance, don Juan Malec maintint le bon accord en donnant la couronne à Fernand, à condition qu'il épouserait la charmante Isabelle, sœur de Tuzani. ( A ^art,) Qu'il m'est pénible de rappeler le nom de ce Tuzani, lequel est presque roi puisque sa sœur est reine ! ( JETaur.) Aussitôt que Valor fut couronné, la première chose qu'il ordonna, soit pour rompre plus complètement avec nous, soit pour satisfaire aux désirs des Morisques, ce fat l'abolition de nos cérémonies religieuses, ainsi que de tous les noms chrétiens ; et pour donner l'exemple, il se fit appeler Aben-Huméya, nom des rois de Gordoue, desquels il tire son origine. 11 défendit, en outre, de parler d'autre langue que l'arabe, de porter d'autre costume que le costume africain, et de suivre d'autre culte que celui de Mahomet. Ensuite il fit la répartition de ses forces : Galère, la ville la plus rapprochée de vous, dont les remparts et les fossés ont été faits par la nature avec tant d'art qu'il est impossible de s'^en rendre maître sans y perdre beaucoup de monde. Galère fut placée sous le commandement de Malec, père de Clara, aujourd'hui nommée Maléca. 11 donna à Tuzani, Gabia la Haute, et lui-même il se tint à Berja, qui est en quelque sorte le II. 14
ait AIMER APRÈS LA MORT,
cœur d'où le mouvement se transmel à toutes les parties de M eolosse de pierre. Telle est, seigneur, autant que nous ayons pu la pé^ nétrer, la situation des choses ; telle est VAlpuJBrra, dont les som« mets farouches paraiMent prêts à se détacher pour se prosterner à vos pieds.
DON JUAIf.
Vous avez parte, don Juan, d'une manière digne des Mendoee et digne de vous, c'est-à-dire de manière à inspirer une double coq-* fiance. Mais quel est ce bruit de tambours?
MBNDOGB.
Ce sont les troupes que Ton passe en revue k mesure qu'elles arrivent au camp..
DON JUAN
Quelle est celle-ci t
MINDOCB.
Ce sont lef miltcei de Grenade et de tout lef paye arrosés par le Génil.
DON lUAH.
Qui les commande?
MBNDOCB.
Le marouts de Mondëjar, comte de Tendillti et gouverneur perpétuel de rAlhaknbra.
DON lUAN.
Son nom seul fait trembler l'Africain. — Quel est cet autre dorps!^
MBNDOCl.
Celui des Murciens.
DON lUAN.
Quel est leur chef t
lfBNDOCR<
Le grand Fajardo» le marquis de loi Vélei.
Ses etplolts ont répandu au loin sa renomméet
MÈNDOdi
Cette miliee qui arrive^ seigneur, o'esl celle de Beéfa* Elle est sous les ordrel d'un guerrier à qui l'on ne pourra jamais élever de statue qui dure aiitan» que sa gloire s o'eit don Sancbe d'AYiU< DON iUÂn,
Pour lé louer digtiemetit, 11 faut dire (](a'il eêt lé diiciplé au due d'Albe, et qu'il a dérabé à ce grand fnaltife lé âec^t d'être toujours tainqueuf.
ItltltDdCË.
La troupe (fui l'approche est le vtéUx téree de Flandre, qui, pour faire cette campagne , eut venu des bords de lé Meuse A ceut du Génll. 11 pourrait regretter la belle contrée qu'il a quittée, s'il n'était tenu dantf une contrée plus belle encore.
JOURNÉE II, SCÈNE 1. 2a
DON ro4H, Qui k commande?
MENDOCX,
Un homnie du plus rtre courage çt du plus noble cœur, don Lope de FigueroA-
DON 2UA.N
On raconte mille choses de sop courage et de sa brusquerie singulière.
MBNDpCB.
Pour ceci il faut tous dire, monseigneur , qu'il est tourmenté de la goutte, et qu'il ne lui pardonne pas de gépef sqq (|ct|Yit4 d^ns le senrice des armes.
Dpif JUAN.
H suis curieux de fiiife s« connalssapccu
Botre non l^iPK DS PIGmMà.
DON LOPB.
Vire IMea ! de ee côté-là, du moins, je ne le cèd^ çp riep i YQ(re altesse, car il n'y arait que le plaisir de me yoir à vos pieds qui pût me faire oublier la douànr que J'éprouve à cette jftml>6,
DON JUAN
Gomment vous trouvez-vous pour votre arrivée?
DON LOPE
Gomme un homme, seigneur, qui pour vous servir est vequ de Flandre en Andalousie. Et, ma foi, puisque vous ne venez pas voir la Flandre, il fiiut bien que la Flandre vienne vous voir.
BON lOAM .
Puissé-je lui rendre un Jetn» «slla visite ! — Nous amenez-vous de bons loldatot
Si b<UM« vive Dtail qnf « rMpajan« iMK l'Mitoii «1 «uf Mahomn j fft( le ^én^ral en cb«f d« Wf démons, il n' «pptehvrait p4s ip«s soldai» d'y muoA&r^ in^o^pté tout^lois c«u( «û op(k gwtte s4 qui M potticomi pM m^d» ie« laobon. 4iiMr«m«i»i« wonMi*
m «pLpAf , 4h ieh^r§, An«(«il
Place, vous dit-jel il faut que je passe.
Entre 6ARGÈS, pMtaBt ALGOUXGODZ.
BOMMàlf.
Qu'est-ce donc?
GA&cis.
J'étais de fkction sur le penchant de cette çoUine , lorsque j'ai entendu du bruit parmi ces arbr«i« j'4 ttAi 4« Ailcpavrir qui œ
pouvait être, et j'ai trouvé ce chien qui était là en observation. Pensant que c'était un espion, je l'ai attaché avec la corde de mon mousquet, et je vous l'apporte afin qu'il vous dise, ou mieux, qu'il vous aboie ce qui se passe.
DON LOPB.
Voilà, vive Dieu I ce que j'appelle un soldat. Est-ce que par ici ils sont tous taillés sur ce patron ?
Est-ce que , par hasard , votre seigneurie s'imaginait que tous les bons soldats étaient en Flandre?
▲Lcouzcooz, à part.
Ahl ça aller mal, pauvre Alcouzcouz; votre gosier sentir la corde.
DON JUAN, à Gareès Je vous connaissais déjà, mon ami. Ce n'est pas la première fois que je vous vois faire des traits de ce genre. GARCÈs, à part.
Un compliment pour récompense ! cela est commode, et cela ne ruine pas les princes.
DON JOAN
Venez ici, voua.
Vous, parler à moi?
Oui.
ALCOUZCOUI.
Moi pas mériter tant d'honneur... moi trè»-bien ad.
DON lUAN.
Quiètes-vousT
ALCOUZCOUZ, à part.
Ici la malice être nécessaire. {Bout.) Alcouzcouz, un pauvre Morisque amené par force dans l'Alpujarrot^, un vrai et bon crétin au fond du cœur, savoir la sainte éternité des crétins, le Credo et le Salve regina, le pain quotidien et les quatorze commandemens de l'Église. Parce que moi dire que moi être crétin, les autres me vouloir tuer ; moi m'enfuir, et, en fuyant, moi tomber dans les mains de ce soldat. Si vous me donner la vie, moi dire à vous tous les secrets de la montagne, et voua mener en un lieu où vous entrerez sans résistance.
DON JUAN
Le drôle ment sans doute... mais enfin, il n'est pas non plus impossible qu'il dise la vérité.
* Aleonico» ëcorche tom les noms :
Un MoriaquiliOj
A amen Xlêvarm pêr fuêtêa
Air
ALCOUZCOUZ.
DON JUAN
JOURNÉE II, SCÈNE I. 24tf
MBNDOCB.
Il est certain qu'il se trouye parmi eux beaucoup de chrétiens. Pour moi, je sais une dame qu'ils ont emmenée par force.
DON JUAN
Alors, sans le croire en tout, nous pouvons lui accorder une certaine confiance. ^ Que Garces le garde prisonnier.
GARCàs.
J'en rendrai bon compte, monseigneur.
Nous verrons bientôt s'il nous trompe ou non. —Bon Lope , allons parcourir les quartiers, et nous déciderons de quel côté nous devons commencer le siège.
HBNDOGB.
En effet, cela est essentiel; cette guerre a plus d'importance qu'elle ne parait en avoir ; car il est des entreprises — comme celleci, par exemple, — où il n'y a pas grand honneur à réusair, tandis qu'il y a une grande honte à échouer, et Ton doit les conduire avec une extrême prudence , moins encore pour obtenir des succès que pour ne point éprouver de revers.
Us sortent. BMtent Oareèt 01 Akowoou.
GARG&S.
Gomment t'appelles-tu T
ALCOUZGOXIZ.
Moi me nommer Riz ; moi étant chez les Mores Alcouzcouz, devoir être Riz chez les crétins ; car moi de potage morisque être devenu potage espagnol,
GARCis.
Alcouzcouz, tu ei mon esclave. Dis-moi donc la vérité.
«XGOIVGOIIZ.
Volontiers.
6ARCÈ
N'as-tu pas dit au seigneur don Juan d'Autriche...
ALGOUZGOnZ.
Quoil c'était celui qui était là tout-à-l'heure?
GARCàs.
Que tu le mènerais dans les montagnes par des passages sûrs?
ALGonzoouz. Oui, maître.
GARGÈS.
Don Juan d'Autriche a, pour vous assujettir, les marquis de les Vêlez et de Mondéjar, don Sanche d'Avila et don Lope de Figueroa; mais je voudrais bien que l'on me dût, à moi seul, l'entrée de ces montagnes. Conduis-moi donc, afin que je l'examine et la reconnaisse.
ALCOUZCOUZ, à part.
Moi mettre dedans ce brave crétin et m'en retourner dans l'Alpujarra. (Baut.) Venez avec moi.
•M A1MBR APRtS LA IfORT.
AttoB^i^mol un moment. I) faut que je prenae ma pitance au corps de garée, eè }e l^al laisaée en allant ftilre ma foetion. ^ retourne la prendre ; je Temportepai dans un bissac, et afin qu'il n'y ait paa de retard, )e mangerai ekemin faisant.
AMXHKOdlII.
Comme il tous plaira.
Marchons.
SaUit B|«bome^, \o\ être mon prop^ètQ^ e( si ^ ^ien mme^ Alcouzcouz, Alcouzcouz aller ycrs toi à la.]itooij(WW