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Je ferai la comparaifon à préfent du produit avec les rentes des terres :
178 A OU ff.
livres. fols. tonneaux, M EVREL A RSA EN a M." Tucher LV ea AU À | ML" Tétner 0e Le RL M Crorvet,) 29 4 28 . UT Mu Scroëpes Jai ru PARAITRE à PP PS CAR AS ERREUR | 1 0 M. Darlington, . 16 . 4 . . 40 Mi Dixon! Ua NORGE
Prix moyen de la rente, 20 liv. 10 folk.
Les terres de 18 liv. de rente & au-deflous, ont produit , l’une portant l’autre, trente-deux tonneaux paf arpent.
Celles au-deflus de 18 liv., quarante-quatre tonneaux.
On peut voir par ces calculs , qu'il faut planter les choux dans un terrein fertile & riche; les cultivateurs ci-deffus nommés , font de la même opinion : cette maxime s'accorde parfaitement avec la raïfon; Car la plante eft très-forte & vigoureufe, fes racines très-profondes, & par conféquent , elle eft très-propre à devenir groffe & belle à proportion de la fertilité du fol.
AOUT. 179 Quarante-quatre tonneaux à douze liv. 504 liv. Trente-deux au même prix, . . . 384 ESS (1) Différence en faveur des pre- MT RES ES
Il eft donc clair qu'il faut deftiner la meilleure terre de la ferme à la culture des choux, & qu'il faut bien l’engraiffer. Je ferai voir aufli la différence des fols pour produire les choux.
Dans des terres grafles &t remplies de craie,
M. Turner a récolté 39 tonneaux.
DENCRDENE, . ° 35
M. Scroope, . . 37.
M. Darlington , . 40.
M. Dixon, . . . 48.
es
Produit moyen, . 39.
Dans des terres grafles , très-fertiles, M. Tucher a. récolté 44 tonneaux.
(x) Note du Tradu£leur. L'on s’eft aftreint à traduire littéralement cet article & à laifler les poids , en réduifant feulement en argent de France, pour ne rien changer au fens de l’auteur , & faire voir l'importance de cette culture en Angleterre,
Mi
180 À. ONGT.
Dans des terres inférieures, M. Middieno:e a récolté 34 tonneaux.
D Eviter: : 107.47 PIS M :Simett..0 7.) een M: SCrobpe, 35". 0 ha
Produit moyen, . . 3o.
Maigré la préférence que l’on doit donner aux fols riches & fertiles pour les choux, on voit fouvent que ces plantes réufliffent aufli très-bien dans des terres inférieures. À l’égard de la préparation pour la récolte des choux, on les feme en général dans des terres en jachère, en les fumant comme fi c’étoit pour des navets; plufeurs effais ont été faits pourtant fans le moindre engrais. Il y a deux époques pour femer les choux , Pété & le printems; la première eft dans le mois d’Août & Septembre, plus généralement dans celui d'Août, la feconde eft à la fin de Février jufqu’à la fin de Mars.
Les choux femés l’été fe tranfplantent: en Avril ou en Mars, les autres en Juin; on ne peut pas bien déterminer laquelle de ces deux époques eft la meilleure; mais on peut remarquer en général, ‘que les plus gros choux font ceux. qu’on récolte l'hiver : l'expérience l'a fait voir dans les terres
À oO UE : 181
de MM. Turner , Crorve, Turcher & Dixon ; ceux que M. Scroope recueille , font en général des choux du printems; les choux d’hiver l’emportent pour le poids. D'ailleurs , il eft bien aifé de concevoir que les plantes qui ont eu tout l'été pour croitre, doivent être plus péfantes que celles qui ne font plantées qu’en Juin & tranfplantées au printems, qui eft ordinairement une faifon humide , doivent avoir un avantage décidé fur les autres, tranfplantées à la Saint-Jean , qui eft prelque toujours un tems fec.
Coup-d'œil rapide fur la manière d’engraiffer les Beflaux.
Le produit des choux dans deux arpens de terre de la ferme de M. Yong a engraïflé trois gros bœufs ; M. Ellevker a eu des bœufs engraiflés jufqu’au poids de quatre-vingt flones ; des bœufs de vingt-trois louis. Un acre peut en ‘engraifler deux de trente-fix flones (1): le terrein étoit peu profond & abondant en craie.
… L’on peut calculer l'avantage de nourrir les bœufs avec des choux , felon la Façon de M. Turner, pendant quatre mois, à 140 liv. ou 150 liv. par acre. |
* (1) Une flone eff de quatorze livres.
M. Scroope a vendu des bœufs de cent flones géant , fe foutenant bien dans leur graifle, ce qui n'arrive pas toujours, Dénr on les nourrit de navets,
Par les expériences indiquées ci-deflus , l'on voit que les choux font une nourriture excellente pour toute forte de bœufs des plus forts ; &t à l'égard des bouvillons & des géniffes , il n’y a pas de doute qu’une plante qui peut engraifier les gros bœufs, doit être excellente pour les jeunes beftiaux.
Les Choux ne font pas moins avantageux pour nourrir & engraiffer les Vaches.
M. Tucher remarque que f les vaches fe nourriflent toujours de choux, fans jamais changer de nourriture , le beurre eft un peu rance.
M. Turner , par la nourriture des choux , a obtenu deux pintes de lait de plus par jour, mais il avoit aufli un certain goût.
M. Jlarvis a fait faire d’excellent beurre ; mais il falloit s’en fervir tout de fuite > autrement il ne pouvoit fe garder.
M. Smith en a eu d’excellent, & en auffi grande quantité que l'été, qui fe pouvoit garder une quinzaine de jours , mais il a eu foin de ne faire
AOUT. 183 donner aux vaches aucunes feuilles de choux flétries.
M. Dodfirorsh, avec deux vaches, en Janvier, dont une qui venoit de vêler , & l’autre prête à vêler, a eu de produit dans une femaune , dix-fept livres & dix onces de beurre.
M. Dalton a eu de très-mauvais beurre , parce qu'il wa pas eu foin de féparer les feuilles mortes & flétries.
M. Scroope tire de cette manière les plus grands avantages , il y trouve fix à gagner contre toute autre nourriture ; le lait eft en plus grande quantité & meilleur , le beurre excellent; mais il a la précaution aufli de faire ôter les mauvaifes feuilles des choux.
M. Darlington {e fert conftamment de choux pour les vaches à lait, il trouve le beurre excellent, & le garde longtems ; mais il a la même précaution pour les choux.
M. Dixon fait beaucoup de beurre qui a un goût parfait. Quand il manque de choux , il n’a guère de beurre d’hiver.
On ne fauroit difputer ni utilité, n1 l'efficacité des choux pour nourrir & engraifler les beftiaux, & lon voit que par le moyen de cette nourriture , l’on obtient une grande quantité de lait & de beurre ; le grand point eft de Pavoir d’un
goût parfait. Je ne vois pas la moindre néceflité M iv
de ne donner aux vaches que des choux ; il teft néceflaire au contraire de leur donner de tems en tems quelque portion de fom & de paille :
mais en tout cas, il eft démontré par les expériences que nous venons de rapporter, que le beurre eft excellent, fi les feuilles flétries font ôtées des choux. Ce font elles, fans doute , qui communiquent un mauvais goût au lait & au beurre.
MM. Smett , Scroope , Darlington & Dixon ont eu d’excellent beurre , parce qu'ils ont eu la précaution de faire ôter les mauvaifes herbes; j’ai cru ne pouvoir m'empêcher de faire ces réfieions fur une plante qui eft d’une utilité auff étonnante ; elle fournit une nourriture prodigieufe & fi abondante , que les vaches produifent du lait tout lPhiver. On ne peut comparer les choux à aucun autre végétal, pour les grands avantages qui en réfultent, & la culturé de cette plante demande du fermier l'attention la plus foignée. Ayant ainf examiné le mérite de cette plante pour nourrir, & engraifler les beftiaux ; je donnerai un petit tableau de la quantité qu’ils en mangent ; il fera court, mais d’une grande utilité pour calculer la proportion de la nourriture entre les befliaux, & par à on pourra déterminer combien de choux feront néceffaires pour une certaine quantité donnée de poids de viande.
M. Turner à calculé qu'un bœuf de quatres