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. une preuve que cela ne leur fait pas de mal, & il y'en a à qui nous en avons donné ,' qui leur ont fait grand bien. Les truies pleines & les porcs à l'engrais font encore un moyen d’en tirer bon parti, ils en font très-friands, & cela leur eft trèsprofitable. Les truies qui ont des petits ne peuvent rien manger de meilleur pour faire augmenter leur lait. |
Cela a été démontré dans les Mémoires de la Société de Londres , pour l’encouragement des arts &t du commerce; on y a même avancé que les porcs de lait fe pouvoient nourrir avec les carottes feulement, du moment où ils ne tettent plus, Les bœufs s’en engraïffent fort bien, & les vaches s’en nourriflent aufli parfaitement , fans que cela donne aucun goût au laitage ; 1l eft peu de racines dont jé croie devoir autant recommander la culture,
De la récolte des Parares.
Il n’eft pas moins important aufhi\ de fe fervir du crochet pour arracher ces racines , que la charrue couperoit , ainfi aue les carottes ; mais.on peut fe fervir de ce dernier inftrument pour les sommes de terre, la charrue les retourne parfaitement ; on les ramafle avec la main, & s'il y er à quelques-unes de recouvertes , en herfant le ter
rem elies feront remifes deflus , ou au plus tard au deuxième labour que l’on donnera ; car cette méthode a le double avantage de préparer la terre pour y mettre du bled tout de fuite après, ou de Jorge au printems fuivant. Je me bornerai à dire pour la manière de conferver & d'employer ces racines , la même chofe que j'ai dite pour les carottes; elles craignent de mème la gelée, & font use excellente nourriture pour les porcs , les vaches, & même pour les hommes.
Des Labours d'hiver.
On doit ce mois-ci s'occuper de labourer les terres humides & fortes, où on ne pourroit plus entrer le mois fvant, car les terres légères & fablonneules fe labourent tout l'hiver ; on doit principalement labourer les terres deflinées à porter des choux ou des turneps lPannée d’après , & labourer à moitié, (ce que l’on appelle dans quelques cantons, recafler, ) celles deftinées à porter de l’avoine : en général, il eft d’une bonne agriculture, qu'il n’y ait pas une terre qui ne foit labourée à la fin de Novembre, les pluies & les gelées d'hyver y font bien plus de bien, quand la terre eft amfi ouverte; & le labour que l'on y donnera enfuite au printems la rendra bien meuble , & dans
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Le meilleur ordre poflible , pour telle efpece de plante que l'on veuille y femer.
Des Feves.
Ïl y a une efpece de feves que lon nomme mazagan , qui fe feme dans cette fafon; il eft à propos de les femer , ainfi que toutes les feves & pois, en rayons, pour pouvoir les biner avec la houe à cheval. On commence par bien labourer la terre, en rayons de quatre pieds. & on feme les raies à un pied, ou au moins à huit pouces de diftances, en ayant foin de tirer de bons maîtres pour égoutter la piece. On fuppofe que pour les feves d'hiver , la terre aura reçu un premier labour en Septembre, auffitôt apres la moiffon. |
Comme c’eft auffi le tems de préparer la terre pour les feves de printems, je ne puis trop recommander en général cette culture aux fermiers À comme étant une excellente nourriture pour les bêtes à laine , qui ne détériore pas la terre, & même lameublit en les cultivant par rayons.
VAUT, com
Des Labours pour les Carorrs.
Dans ce mois-ci on doit penfer à donner {é
Çiv
23844) : De TOBR E!
premier labour aux terres qui doivent porter des carottes au printems, On choilit pour cela les terres les plus légeres, mais cependant pas trop fablonneufes; on laboure le plus profond que lon peut, fans craindre de ramener une terre qui foit entièrement neuve, pourvu que ce ne foit pas de la glaife ou de.la marne; car cette racine pivote beaucoup , & a befoin d’une terre qui ait du fond, c'eft pourquot il feroit bon , pour préparer ces terres, d’avoir une :groffe charrue exprès , qui laboure bien profondément. Les fermiers qu n'en ont pas , repañent deux fois de fuite dans la même raie, mais cela eft infuffifant ; on devroit enjever au moins dix-huit pouces à deux pieds de terre. ka Société de Londres à fait exécuter une pareille charrue dans fon Ecole d’Agriculture, qui enleve deux pieds de terre, avec quatre chevaux ; mais aucuns fermiers n’en ont eflayé , ils ont bien tort; car peu de récoltes eft auf avantageufe que celle des carottes , & on pourroit la fubflituer utilement à celle des turneps , dans les terres qui y font préparées.
De l'emploi des Turneps.
Les calculs fuivans ont été faits fur la culture de ces racines, fur le profit qu'il y a de. les fu
OCTOBRE, 249 © mer, de les charrier à l’étable, où de les faire manger à l’étable.
Un acre qui na pas été fumé , mais qu'on a fait manger dans le champ, a rendu, . 6o liv, LOMME, Aimé, 09. 008, LT ES Le même qui a été fourragé dans le
AA OR 0e 0 CS
Le même, fumé & enlevé à la voiture, . 40
Ce tableau préfente tout d’un coup le profit des turneps ; d’après la dépenfe , on voit qu'il y'en a un réel, à faire confommer ces racines dans le champ, la dépenfe pour les charrier étant confidérable ; elles font fort péfantes, furtout avec les têtes & les racines, & tiennent beaucoup de place. Une récolte de quarante tonnes prêtes à manger , pefe le double avant d’être épluchée. il y a plufieurs méthodes de les charrier ; quelquefois on occupera une voiture à cet ouvrage une demi-. journée , pour amener de quoi nourrir les animaux à l’engrais, pendant trois ou quatre. jours. Ce n’eft pas là le tout, cela demande encore du foin à la maïfon , pour couper, laver & difiribuer les turneps. C’eft un homme âgé ou un petit garçon qui eft chargé de cette bélogne ,e& la moitié du tems , les beftiaux n’ont rien à manger, font né ligés ou mal foignés ; les voitures fouvent {ont eccupées, & m'ont pas le tems d'aller cher-
259 OCTOBR'E.
cher la nourriture. Un fermier inteligent doit avoit aflez de bétail pour mériter la dépenfe d’avoir un cheval & une petite voiture à trois roues , deftinée à cet ouvrage feul, & un homme qui va aux champs, les charrie , les apprête , les donne aux animaux , & les cure exaétement ; en arrachant amfi les turneps par rayons, la befogne avance. On peut calculer combien on peut engraïfler de bêtes ; & l'ouvrage va malgré tout cela. Il n’y à pas de comparaifon du profit quil y a de faire manger les turneps dans le champ ; & c’eft la vraie manière de tirer le meilleur parti de cette culture ; qui a toutes fortes d'avantages, puifqu’elle produit une récolte, où 1 ne faut ni moiflon ri voiture, ni battage ; mais, je le répete , s’il falloit faire les dépenfes des charroïs, un fermier ne pourroit trouver qu'il eût ‘rien de refte après la récolte:, fi ce n’eft d’avoir bien préparé fes terres pour une autre récolte.
Voici une autre expérience qui a été faite fur le rapport des turneps.
Une tonne charriée à la maiïfon pour le troupeau, eft revenue , frais faits, à . 3 liv. » fol.
La même ,’en nourriflant des.
béufs, MN. 0e ê Idem. Des moutons maigres, . 3 14 BR SERRE Re
di $ M 7 ?
OCTOBR
Ci-contre, . .
Idem. Des vaches , . .
Pour engraifler les porcs, .
Autre épreuve de même, .
Autre, fur des brebis, +. .
. ON RV NT 0 fol:
Autre , pour engraïfler des ge-